Le Pen: un projet "non seulement incohérent mais dangereux" dit Hollande

François Hollande lors d'une conférence de presse au Conseil de l'Europe à Bruxelles, le 29 avril 2017

Alençon (AFP) - François Hollande a estimé jeudi que "les masques sont tombés", lors du débat télévisé de l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle mercredi soir, révélant à ses yeux le projet "non seulement incohérent mais dangereux" de la candidate du Front national, Marine Le Pen.

"Le débat a été pénible à suivre, mais il a été utile parce qu'il est apparu ce que l'on savait déjà, c'est que le projet de Mme Le Pen était non seulement incohérent mais dangereux", a déclaré le chef de l?État sortant devant la presse, lors d'une visite à Alençon (Orne).

"Quitter l'euro, quitter l'Europe, elle n'a pas été capable d'en dire les conséquences et elles sont terribles", a-t-il mis en garde, appelant "les Français à venir voter" dimanche pour le second tour de la présidentielle.

"Supprimer la monnaie unique pour la remplacer par une monnaie dont on ne sait pas très bien ce qu'elle serait, ce serait appauvrir les Français, ruiner les épargnants et mettre le pays, et notamment l?État, face à une dette qu'il ne pourrait pas honorer", a-t-il encore plaidé.

"Donc, je pense que de ce point de vue, les masques sont tombés", même si le débat a été "ardu, tant il y avait de l'invective et de l'insulte", a jugé M. Hollande. "Les Français sont maintenant éclairés" et "savent ce à quoi ils peuvent s'attendre", selon lui.

Pour le président sortant, si son successeur devait être le candidat d'En Marche! et ancien ministre de l?Économie Emmanuel Macron, la République préservera "ses valeurs et ses principes" et l'Europe "continuera".

S'il s'agissait de Mme Le Pen, ce serait au contraire selon lui "la fin d'une construction (européenne) qui a fait avancer le continent et l'a préservé de bien des insécurités, et ce sera surtout pour la France un déclassement".

Le débat, a-t-il insisté, "a permis de clarifier ce que Mme Le Pen ne voulait pas montrer, c'est-à-dire un projet qui était dangereux et qui était non seulement dangereux pour la France mais aussi, d'abord, pour les Français eux-mêmes".

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