Le Pen et les médias : revue de pressions

Libération.fr

Le parti considère les journalistes comme des adversaires politiques, n’hésitant pas à les boycotter. Jeudi, une trentaine de rédactions, dont «Libé»,   ont publié un communiqué pour protester.

La chose n’est pas si fréquente : un matin de janvier 2017, Marine Le Pen a dit du bien des médias. «Sans liberté de la presse, pas de liberté d’opinion, pas de liberté d’expression, lançait la candidate à l’occasion de ses vœux à la profession. En un mot : pas de démocratie.» Dans l’assistance, plus d’un journaliste se permettait un sourire. Le FN n’a certes pas le monopole du discours antimédias ni des entraves posées à leur travail : la campagne de Fillon, entre autres, s’est chargée de le rappeler. Mais c’est de plus longue date que le parti a fait du ressentiment contre les journalistes l’un des ressorts de son discours.

La campagne n’a pas démenti ce trait : Marine Le Pen et ses proches y auront entretenu le procès en «militantisme» de la quasi-totalité des grands médias. Au prix, parfois, d’un complotisme échevelé et de pratiques contestées. Cas unique parmi les gros partis, le FN a banni de tous ses événements les reporters de l’émission Quotidien (TMC) et de Mediapart. L’interdit remonte dans les deux cas à plusieurs années - Quotidien ayant hérité de celui qui pesait auparavant sur le Petit Journal de Canal +, dont elle a repris l’équipe et la formule. Le parti reproche aux deux médias leur traitement «orienté» de son actualité. Et notamment à Mediapart d’avoir organisé en 2012 une série de rencontres avec des candidats à la présidentielle, dont Marine Le Pen avait été écartée. Plus récemment, c’est l’hebdomadaire Marianne qui s’est vu barrer l’accès à la soirée électorale du camp Le Pen, organisée à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) le soir du premier tour. Conséquence, selon le journal, d’un livre cosigné par son journaliste et consacré aux affaires financières du Front national.

«Du jamais vu». Pour les autres médias, c’est dans des pratiques plus insidieuses que se (...)

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