"Le Pen, je dis non", lance l'ancien secrétaire de Jean Moulin

Le résistant Daniel Cordier, qui fut secrétaire de Jean Moulin, juge "monstrueuse" la possible élection de Marine Le Pen à la présidence de la République. 

Daniel Cordier a connu les heures les plus sombres de l'histoire de France, et réagi aujourd'hui à la présence du Front national au second tour de la présidentielle. L'ancien secrétaire de Jean Moulin estime, dans une interview au Journal du Dimanche, que l'arrivée de Marine Le Pen à la présidence de la République serait quelque chose de "monstrueux".

"Le Pen représente la négation de tout ce pour quoi nous nous sommes battus"

"Quand j'imagine Marine Le Pen représenter la France, quand je réalise le risque qu'elle soit élue, je trouve cela monstrueux. Le Pen, je dis non", déclare celui qui est parti à Londres en 1940, alors qu'il n'avait "pas vingt ans", pour entrer dans la Résistance. 

"Le Pen, dans la vie politique française, représente la négation de tout ce pour quoi nous nous sommes battus. Le Pen, c'est la France de la réaction, c'est la France de Maurras qui continue. Ce retour est effrayant", poursuit Daniel Cordier, l'un des 11 derniers compagnons de la Libération encore en vie.

Un appel " sans réserve" à voter Macron

Âgé de 96 ans, il s'exprime pour la "première fois" dans le débat politique. Militant dès l'âge de 17 ans à l'Action française, Daniel Cordier s'était opposé à l'armistice et avait embarqué le 21 juin 1940 à Bayonne pour arriver à Londres. Anti-gaulliste après guerre, il est devenu un homme de gauche et a "toujours voté à gauche, même communiste, une...

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