Pour Le Pen, Darmanin "donne raison" au RN sur "le lien entre immigration et délinquance"

La président du groupe Rassemblement national Marine Le Pen à l'Assemblée nationale le 20 octobre. - ALAIN JOCARD / AFP
La président du groupe Rassemblement national Marine Le Pen à l'Assemblée nationale le 20 octobre. - ALAIN JOCARD / AFP

"Une petite victoire idéologique pour le Rassemblement national". Voilà comment Marine Le Pen a qualifié sur France Inter ce mardi la loi d'orientation et de programmation du ministère de l'Intérieur (Lopmi) dont Gérald Darmanin a ouvert l'examen ce lundi.

Ce texte prévoit notamment la création de 8 500 postes de policiers et gendarmes, l'extension du périmètre des délits pouvant faire l'objet d'amendes forfaitaires ou la modernisation numérique des services.

La cheffe de file des députés Rassemblement national (RN) à l'Assemblée nationale a jugé que le ministre de l'Intérieur "donne raison" au parti à la flamme sur "un certain nombre de sujets essentiels". Et d'évoquer à ce titre, "le lien entre immigration et délinquance".

"Refuser de le voir, ce serait nier le réel"

Interrogé sur l'existence d'une telle corrélation dans un entretien au Figaro en août dernier, Gérald Darmanin avait déclaré:

"Nous ne sommes ni dans la naïveté générale de l’extrême gauche, ni dans la caricature absolue de l’extrême droite. Nous ne jugeons pas les étrangers pour ce qu’ils sont, mais pour ce qu’ils font. S’ils souhaitent s’intégrer à la République, ils sont les bienvenus. S’ils ne respectent pas nos valeurs et nos lois, ils doivent partir. Aujourd’hui, les étrangers représentent 7 % de la population française et commettent 19 % des actes de délinquance. Refuser de le voir, ce serait nier le réel."

Sur France Inter, Marine Le Pen s'est également amusée de la position d'Emmanuel Macron sur le sujet.

Il "refuse de faire le lien, mais il le fait tout en disant qu'il ne veut pas le faire, c'est toujours le 'en même temps'" a déclaré la triple candidate à l'élection présidentielle.

"Je ne ferai jamais un lien existentiel entre l'immigration et l'insécurité", avait déclaré Emmanuel Macron sur France 2 le 26 octobre dernier. Tout en soulignant que, "quand on regarde la délinquance à Paris, la moitié des faits viennent de personnes qui sont des étrangers soit en situation irrégulière soit en attente".

Article original publié sur BFMTV.com