Le Pen dépitée du Pas-de-Calais

La présidente du Front national a perdu son recours devant le Conseil constitutionnel. Elle contestait sa défaite, en juin, dans la circonscription d’Hénin-Beaumont.

Une nouvelle élection l’aurait probablement propulsée à l’Assemblée nationale. Même ses adversaires en conviennent. Marine Le Pen se voyait déjà interpeller le gouvernement au Parlement, comme son père, hier, et comme sa nièce, Marion Maréchal-Le Pen, plus discrètement, depuis le mois de juin. Autant dire qu’au lendemain de sa prestation musclée contre le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, sur France 2, la présidente du FN a pris vendredi comme une douche froide la décision du Conseil constitutionnel de valider l’élection du socialiste Philippe Kemel dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais.

Starting-blocks. Battue de 118 voix en juin, sur environ 53 000 suffrages exprimés, la frontiste avait immédiatement déposé un recours en annulation rue Montpensier, dénonçant notamment des «différences importantes entre les signatures des premier et second tours sur les listes d’émargement dans deux communes». A l’arrivée, le Conseil a simplement ramené l’écart de 118 à 106 voix. Dans les starting-blocks pour une nouvelle campagne, la présidente du parti d’extrême droite a immédiatement dénoncé une «décision politique», avant de demander la démission de Jean-Louis Debré, ce «militant UMP» qui préside le Conseil. Entonnant le même refrain, son suppléant, Steeve Briois, secrétaire général du FN et possible futur maire d’Hénin-Beaumont, a déploré que le Conseil ait «préféré valider des irrégularités plutôt que de laisser Marine Le Pen représenter au Parlement ses six millions et demi de voix de la présidentielle». Des considérations peu cohérentes avec le rejet, dans le même temps, du recours de Nadine Morano, candidate UMP battue en Meurthe-et-Moselle. Membres de droit du Conseil, aucun des trois anciens chefs de l’Etat n’a siégé pour ces recours.

La petite victoire de Kemel validée, Jean-Luc Mélenchon et (...)

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