Peine clémente pour Annie Métais, qui a tué son ex-mari violent

Libération.fr
Annie Métais chez elle, à Meyreuil, le 12 mai.

Jugée pour le meurtre de son ex-mari, dont elle a décrit les accès de violences, la psychologue a été condamnée jeudi soir à cinq ans de prison par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône, non pas pour meurtre mais pour «violences volontaires ayant entraîné la mort».

A l’énoncé du verdict, Annie Métais a regardé le plus jeune de ses trois fils, Jonas. «Ne pleure pas», a soufflé la psychologue de 61 ans, que la cour d’assises des Bouches-du-Rhône jugeait pour le meurtre de son ex-mari, Jacques Métais. La veille, le jeune homme de 22 ans avait demandé aux jurés de le laisser repartir chez lui avec sa mère. Annie Métais dormira finalement en prison. Mais alors que l’accusation demandait vingt-deux ans de réclusion, c’est une peine de cinq ans que le jury a prononcée pour cette mère de trois enfants, victime, durant quinze ans, des violences de son mari bipolaire. A la question «avait-elle l’intention de donner la mort ?», la cour a répondu «non», validant la thèse de l’accident défendue par l’accusée et requalifiant les faits en «violences volontaires ayant entraîné la mort».«C’est un verdict d’apaisement, qui rétablit une vérité juridique : il n’y avait pas d’intention de tuer, a commenté à la sortie du palais Olivier Lantelme, l’avocat d’Annie Métais. C’est aussi un verdict d’espoir, comme un message délivré à la société : les violences faites aux femmes, y en a marre !»

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Durant les deux jours et demi d’audience, les différentes parties n’ont cessé de souligner la difficulté de la tâche du jury, confronté à deux logiques : fallait-il juger le crime pour ce qu’il est ou pour le chemin qui y mène ? Fallait-il, comme le demandait l’accusation, punir Annie Métais pour meurtre sur conjoint, crime passible de la perpétuité ? Ou la laisser libre, comme le demandait son avocat et ses trois fils, parce que cet accident tragique n’était que l’ultime épisode de quinze années de violences conjugales ? Un dilemme d’autant (...)

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