"Peine automatique" pour les agresseurs de policiers : critiqué, Bertrand persiste et signe

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Xavier Bertrand, candidat (ex-LR) déclaré à la présidentielle de 2022, a proposé mardi de modifier la Constitution pour pouvoir condamner à des "peines automatiques" les agresseurs de policiers "au terme d'un procès". "Je demanderai aux Français de se prononcer" à l'automne 2022 sur une modification de la Constitution afin que "quand on attaque un policier, un gendarme, un pompier, un maire, il y aura une peine de prison automatique minimum d'un an non aménageable", a affirmé le président des Hauts-de-France sur Europe 1, mardi matin.

 

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Avec un tel texte, "il n'aurait pas pu y avoir d'acquittement" dans le procès en appel de la violente agression de policiers à Viry-Châtillon, en Essonne, en 2016, pour laquelle cinq jeunes ont été condamnés samedi à des peines allant de six à 18 ans de prison et huit autres acquittés. Les 13 étaient accusés d'avoir fait partie de la vingtaine de personnes encagoulées ayant attaqué aux cocktails Molotov deux voitures de police.

Principe de "co-action"

Sur son compte Facebook, Xavier Bertrand a ensuite expliqué que "la peine automatique minimale, c'est simplement la garantie que lorsque l'intéressé est jugé coupable, et si et seulement si le procès conclut à sa culpabilité, il est condamné à une peine de prison minimale, sans sursis, sans aménagement de peine possible". 


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