Pegasus: Emmanuel Macron visé par le logiciel espion

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Le président de la République Emmanuel Macron sur la place de la Concorde à Paris lors de la cérémonie du 14 juillet 2020. - Christophe Ena / Pool / AP
Le président de la République Emmanuel Macron sur la place de la Concorde à Paris lors de la cérémonie du 14 juillet 2020. - Christophe Ena / Pool / AP

Emmanuel Macron figure parmi les cibles du logiciel espion Pegasus, a appris ce mardi BFMTV de plusieurs sources concordantes.

Officiellement créé pour aider les services de renseignements à lutter contre la criminalité, le logiciel Pegasus mis au point par une société israélienne nommée NSO a servi à espionner des journalistes, des militants des droits humains ou encore des opposants du monde entier, d'après une enquête publiée ce dimanche par un consortium de journalistes.

S'il est introduit dans un smartphone, le logiciel Pegasus permet de récupérer les photos, les contacts, les messages, même ceux envoyés depuis des messageries chiffrées, mais aussi d'activer le micro et la caméra de l'appareil.

Auprès de BFMTV, une source au sein de l'exécutif a assuré que "les smartphones du président de la République sont changés à échéance très rapprochées" et "sont maintenus à jour".

"Les paramètres de sécurité sont les plus restrictifs possibles et les installations d’applications et téléchargements sont bloquées. Le président respecte les règles de sécurités dans l’utilisation de ses périphériques mobiles", a-t-elle ajouté.

"Toute la lumière sera faite"

Contactée par BFMTV, une source au sein de l'Élysée a indiqué que "si les faits sont avérés, ils sont évidemment très graves" et que "toute la lumière sera faite sur ces révélations".

Concernant les services français de renseignement, ces derniers agissent "dans un cadre strictement défini par la loi depuis 2015", a expliqué cette même source. "Chaque technique de renseignement doit être autorisée après avis de la Commission Nationale de Contrôle des Techniques de Renseignement qui est une autorité administrative indépendante", a-t-elle ajouté.

Avant de préciser: "Ces techniques doivent répondre à des impératifs de protection de nos intérêts fondamentaux (lutte anti-terroriste, contre-ingérence, protection économique…) et ne peuvent en aucun cas porter sur des surveillances à caractère politique alors que dans le même temps, certaines professions, dont les journalistes et les avocats, font l’objet d’une protection particulière."

Lundi, Gabriel Attal a également qualifié ces faits d'"extrêmement choquants" et indiqué que "des enquêtes" vont avoir lieu et "des éclaircissements" vont être demandés.

Article original publié sur BFMTV.com

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