La peau des ânes africains au coeur d'un trafic meurtrier

Après l'ivoire des Rhinocéros, la peau des ânes. C'est un trafic bien plus discret que celui de l'ivoire, mais tout aussi juteux et meurtrier: des milliers d'ânes sont tués chaque année en Afrique pour leurs peaux, exportées souvent illégalement vers la Chine pour les besoins de la médecine traditionnelle.

Sous le soleil sans nuage de Mogosani, une petite bourgade de la province sud-africaine du Nord-Ouest, ils déambulent en troupeaux le long des chemins et s'arrêtent au gré de leur appétit pour brouter quelques touffes d'herbe. En toute insouciance, inconscients de la menace qui rôde.

"On a tous peur de ce qui peut leur arriver"

Mais les villageois sont formels: leurs ânes sont devenus depuis deux ans la cible de gangs qui les traquent dans les chemins, les champs et jusque dans les étables. "Les voleurs veulent simplement leurs peaux", explique un des fermiers, George Sising.

"On n'avait jamais eu ce problème, jusque-là les ânes se promenaient en toute liberté", poursuit le sexagénaire, "mais maintenant, on a tous peur de ce qui peut leur arriver".

Cible de gangs qui les traquent dans les chemins, les champs et jusque dans les étables, des ânes broutent à Mogosani, une petite bourgade de la province sud-africaine du Nord-Ouest, le 9 février 2017

La peau d'âne n'a aucune valeur en Afrique

Aux yeux des contrebandiers, la peau des ânes est devenue une matière première très recherchée. Au même titre que la défense d'éléphant ou la corne de rhinocéros.

Si elle n'a absolument aucune valeur commerciale en Afrique, la gélatine qu'elle contient est très prisée des médecins...

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