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Pays-Bas: trois personnes relâchées après une prise d'otage toujours en cours

Des membres de la police et des services de secours mobilisés lors d'une prise d'otages le 30 mars 2024 à Ede aux Pays-Bas (-)
Des membres de la police et des services de secours mobilisés lors d'une prise d'otages le 30 mars 2024 à Ede aux Pays-Bas (-)

Trois personnes ont été relâchées samedi à la suite d'une prise d'otage toujours en cours dans une localité des Pays-Bas dont le centre-ville a été bouclé, a annoncé la police néerlandaise qui n'a pour le moment décelé aucun signe d'un "acte terroriste".

"Trois otages viennent d'être relâchés. La situation n'est cependant pas terminée", a indiqué la police dans un communiqué publié sur le réseau social X.

Des images diffusées par la chaîne publique NOS ont montré trois jeunes gens quittant le bâtiment les mains en l'air.

On ignore officiellement le nombre d'otages retenus au "café Petticoat" depuis le début de la matinée, les médias locaux évoquant quatre à cinq personnes.

Auparavant, la police avait annoncé qu'une "prise d'otages impliquant plusieurs personnes (était) en cours dans un bâtiment du centre de la ville d'Ede", située à une centaine de kilomètres à l'est de La Haye.

"Nous voyons qu'il y a beaucoup de questions sur le motif. Pour l'instant, rien n'indique qu'il s'agisse d'un acte terroriste", avait-elle ajouté.

Un cordon de sécurité a été mis en place autour d'un café et les habitants d'environ 150 maisons ont été placés en sécurité, selon les forces de l'ordre néerlandaises.

La municipalité locale a indiqué sur son site internet que le centre-ville avait été fermé et que la police anti-émeute et des experts en explosifs se trouvaient sur les lieux.

Les résidents sont appelés à éviter le centre-ville et le trafic ferroviaire a été détourné en raison de l'incident.

Les Pays-Bas ont connu une série d'attentats et de complots terroristes, mais pas à l'échelle de ce qu'ont subi d'autres pays européens, comme la France ou la Grande-Bretagne.

En 2019, le pays a été endeuillé par une fusillade dans un tramway de la ville d'Utrecht, qui a fait quatre morts.

Un homme d'origine turque, identifié comme Gokmen Tanis, a par la suite avoué avoir eu un mobile terroriste pour cette attaque qui avait conduit à boucler la quatrième plus grande ville du pays.

Toujours en 2019, la police néerlandaise a inculpé deux djihadistes présumés pour avoir planifié un attentat terroriste impliquant l'intervention de kamikazes et de voitures piégées.

Les autorités ont déclaré qu'un attentat avait été planifié cette année-là.

Un jeune Afghan identifié comme "Jawed S." a poignardé deux touristes américains à la gare centrale d'Amsterdam en 2018, déclarant plus tard aux juges qu'il voulait "protéger le prophète Mahomet".

L'agression s'était produite un jour après que l'homme politique néerlandais d'extrême droite Geert Wilders avait annoncé annuler son projet d'organiser un concours de dessins visant à caricaturer le prophète Mahomet.

À l'époque, le porte-parole des talibans afghans, Zabihullah Mujahid, avait exhorté les musulmans à attaquer les troupes néerlandaises après "l'acte hostile de ce pays (les Pays-Bas) à l'encontre de tous les musulmans".

En 2004, le cinéaste néerlandais Theo van Gogh avait été assassiné à Amsterdam par un homme ayant des liens avec un réseau terroriste islamiste néerlandais.

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