Pays-Bas : Mark Rutte à la recherche d’une coalition sans Geert Wilders

Libération.fr

Arrivé deuxième mercredi, le parti d’extrême droite enregistre une progression limitée. Au Premier ministre sortant de trouver des alliés dans un paysage politique éclaté.

Au lendemain des élections générales néerlandaises, tout le monde semble avoir gagné : le Premier ministre sortant, Mark Rutte, dont le Parti populaire démocrate et libéral (VVD) arrive en tête. L’europhobe et islamophobe Geert Wilders, qui se frotte les mains d’avoir dominé la campagne avec son agenda populiste. Le parti de gauche écolo GroenLinks, qui réalise une belle percée et fait plus que tripler sa présence au Parlement. Les dirigeants européens, à l’instar d’Angela Merkel ou François Hollande, qui ont dit leur soulagement de ne pas voir s’imposer le leader d’extrême droite, à quelques mois des élections dans leurs pays respectifs.

Avec 33 sièges sur les 150 que compte la Chambre basse du Parlement (21,3 % des voix), le parti de Rutte arrive en tête. Déjà à la manœuvre pour tenter de former une majorité de coalition, il a salué une victoire contre ce qu’il appelle «le populisme de mauvais aloi». C’est tout de même dix sièges de moins que dans la Chambre basse actuelle.

Le Parti pour la liberté (PVV) de Geert Wilders, lui, a remporté 20 sièges (contre 15 aujourd’hui). C’est moins que ce que lui attribuaient les sondages jusqu’au mois de février, mais pour le leader populiste, «le génie ne retournera pas dans la lampe». Son score fait de lui le chef de l’opposition, Rutte ayant exclu toute alliance gouvernementale avec le PVV. «Même relatif, le succès de Wilders montre qu’aux Pays-Bas une partie de la population est séduite par ses discours contre la mondialisation, contre l’immigration et contre l’Union européenne : cette tendance n’est pas prête de disparaître», commente Christopher Houtkamp, chercheur en politiques européennes à l’Université d’Amsterdam.

Austérité. Suivent, avec 19 sièges chacun, les chrétiens-démocrates du CDA et les progressistes de D66, puis la gauche écologiste de (...)

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