Aux Pays-Bas, Geert Wilders se voit déjà au pouvoir

Libération.fr
Geert Wilders à Amsterdam, ce dimanche.

Le chef du Parti pour la liberté est actuellement deuxième dans les sondages, en vue de l'élection du 15 mars. Mais même s'il arrive en tête, il n'est pas assuré de participer au gouvernement.

«C’est comme si les élections étaient déjà gagnées, avance Geert Wilders, devant un attroupement de journalistes réunis dans une zone industrielle d’Amsterdam. Beaucoup de candidats reprennent mes idées maintenant. J’espère seulement que le jour des élections, les citoyens sauront faire le bon choix. L’original est toujours mieux que la copie.» Dimanche matin, le leader du Parti de la liberté (PVV), dont la coiffure peroxydée n’a rien à envier à celle de Donald Trump, a donné une de ses rares conférences de presse sur le parking d’un garagiste, cinq gardes du corps autour de lui et trois fourgons de police à proximité. Le candidat populiste est sous surveillance policière 24 heures sur 24 depuis plus de dix ans.

Ses prises de position nationalistes et anti-islam lui ont valu plusieurs menaces de mort. Cela ne l’empêche pas de tenir des propos violents envers les musulmans et les immigrés. Wilders veut interdire le Coran, «comme Mein Kampf est interdit aux Pays-Bas»,et veut fermer toutes les mosquées du pays. Fin février, lors d’une rencontre avec ses électeurs à Spijkenisse, au sud de Rotterdam, il a traité une partie des Marocains vivant dans le pays de «racaille» dont il faut se débarrasser.

Sortie de l’euro

Selon lui, ses propos ne sont pas racistes. «Les Pays-Bas sont historiquement très tolérants. Si mon parti était raciste, nous aurions à peine 1% de votes, défend-il. C’est loin d’être le cas. Non, nous renforçons la Constitution en luttant contre l’islamisation de notre société.» Et affirme même : «Je n’ai pas de problème avec les musulmans, seulement avec l’islam.» Selon les derniers sondages de l’institut Peil, le PVV regrouperait environ 15% des intentions de vote, juste derrière l’actuel Premier ministre, Mark Rutte, et son parti libéral-démocrate (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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