Aux Pays-Bas, une crise politique en plein pic épidémique

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Il y a rarement de bon moment pour qu'un gouvernement démissionne. La crise qui a emporté ­vendredi l'exécutif néerlandais tombe particulièrement mal. Bien sûr, il ne lui restait que deux mois à vivre avant les législatives programmées le 17 mars. Mais, comme le reste de l'Europe, les Pays-Bas font face à une nouvelle vague de Covid et à une arrivée du variant anglais sur leur sol. Pour ne pas perturber la lutte contre la pandémie, le Premier ministre libéral Mark Rutte a d'ailleurs indiqué qu'il restait en poste afin de gérer les affaires courantes.

C'est une affaire sordide, dite de la fraude aux allocations familiales, qui a scellé la fin de la fragile coalition mise en place en 2017. Entre 2013 et 2019, des milliers de familles, accusées à tort d'escroquerie, ont été contraintes de rembourser les versements de l'État, plongeant une partie d'entre elles dans de graves problèmes financiers tandis que certaines faisaient l'objet d'un profilage ethnique. Le scandale a éclaboussé le cabinet de Mark Rutte après la publication en décembre d'un rapport parlementaire sur le sujet. S'il n'avait rendu son tablier, le gouvernement aurait probablement essuyé un vote de défiance la semaine prochaine.

Le mea culpa de "Mister Teflon"

Au départ défavorable à une ­démission, le chef du gouvernement a fait son mea culpa lors d'une conférence de presse ­vendredi : "L'État de droit doit protéger ses citoyens d'un gouvernement tout puissant, a-t-il expliqué. Cela a échoué de manière horrible."...


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