Les pays baltes refusent catégoriquement d'accueillir des déserteurs russes

Depuis l’annonce de la mobilisation en Russie par le président Vladimir Poutine, les Russes sont nombreux à quitter le pays pour y échapper. Les trois pays baltes opposent un « niet » catégorique à ceux qui voudraient venir s’y réfugier.

Avec notre correspondante à Vilnius, Marielle Vitureau

« La Lituanie n’accordera pas l’asile à ceux qui fuiront leur responsabilité. Les Russes doivent rester et se battre. Contre Poutine », précise le ministre lituanien des Affaires étrangères sur les réseaux sociaux. Depuis les annonces de Vladimir Poutine, les trois pays baltes gardent leur ligne de conduite. Déjà inquiétés par l’arrivée massive de Russes fuyant la guerre, ils interdisent, depuis une semaine, l’entrée sur leur territoire aux Russes en possession d’un visa Schengen.

« L’Estonie n’est pas un havre pour les réfugiés de convenance d’un État agresseur », assène Kaja Kallas, la Première ministre de l’Estonie. Les pays baltes ont d’importantes communautés russophones et des dizaines de milliers de réfugiés ukrainiens. L’arrivée de déserteurs russes pourrait rendre la situation très tendue. Leur longue frontière avec la Russie, plus de 800 kilomètres, les rend aussi très vulnérables.

Si la menace militaire reste toujours faible, l’annonce de la mobilisation a détérioré la situation sécuritaire de la région, estime le conseiller du président lituanien pour la sécurité nationale. Les trois pays baltes campent donc sur leur position.


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