Pauvreté : avec la crise sanitaire, la précarité touche de plus en plus de Français

Horticultrice depuis 15 ans, Laëtitia Sarde est sans activité depuis le premier confinement. Après des mois d'insécurité faits de chômage et d'arrêt maladie, sa fille et elle sont devenues sans refuge. "C'est très difficile", confie-t-elle. Son salaire passe brutalement de 1 500 euros à 1 000 euros mensuels ; une fois le loyer et les factures payés, les comptes sombrent dans le rouge. La mère isolée affronte alors une situation inédite. "On arrive jusqu'à l'aide sociale, témoigne-t-elle. Je n'aurais jamais cru me retrouver dans cette situation." La demande a plus que doublé Son salut, elle le doit à La Fraternité, une institution à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône). Depuis 30 ans, le patron, Claude Cortési, combat la misère et les coups durs avec son association. D'ordinaire, 15 colis d'urgence sont distribués chaque jour. Depuis le printemps, la demande a plus que doublé : la crise a fait venir de nouveaux bénéficiaires, des hommes et des femmes subitement privés d'activité.