La pauvreté au Canada serait sous-estimée et toucherait une personne sur quatre

Un rapport de Banques alimentaires Canada, publié ce 18 juin et repris par Le Devoir, avance que “le taux de pauvreté serait sous-estimé au Canada”. Selon l’enquête de l’organisme caritatif, la pauvreté concernerait un quart des 40 millions d’habitants du pays.

Le 1er juin, l’agence fédérale Statistique Canada avait indiqué que 9,9 % des habitants du pays vivaient en 2022 au-dessous du seuil de pauvreté, c’est-à-dire qu’ils n’avaient pas un revenu suffisant pour se permettre l’achat d’un panier de biens et services dans leur collectivité.

Un outil de mesure incomplet, estime Banques alimentaires Canada, selon qui “le taux de pauvreté officiel du Canada ne donne pas une image complète de la faim et de l’insécurité alimentaire” dans le pays.

Dans son document, l’organisme met en avant un autre outil, la “mesure de privation matérielle” (MDI), “utilisée en Europe pour mesurer le niveau de vie et de pauvreté”, précise Global News. La MDI, informe la chaîne, “fait la distinction entre les individus qui ne peuvent pas se permettre certains biens ou services et ceux qui […] n’en veulent pas”.

“Pas surpris”

Dans le cadre de son enquête, l’organisation Banques alimentaires Canada s’est intéressée à onze postes de budget essentiels. L’organisme a ainsi interrogé des ménages sur leur capacité à répondre à divers besoins, comme l’achat de vêtements, l’accès à des soins dentaires ou à la possibilité d’assurer une température convenable dans leur logement.

“Je ne suis pas surpris par les chiffres, parce que ça ressemble beaucoup à ce qu’on voit quand on regarde d’autres types d’indicateurs de faible revenu”, a déclaré au Devoir le porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté, Serge Petitclerc.

La présidente de Banques alimentaires Canada, Kirstin Beardsley, a de son côté avancé que l’adoption au Canada d’un indice de privation matérielle “pourrait améliorer notre compréhension de l’ampleur et de la nature de la pauvreté et permettre d’expliquer les écarts que nous constatons entre la demande réelle des banques alimentaires et le taux de pauvreté officiel actuel”.

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