Pauvres, immigrés, mal-logés… Une étude dresse le profil des malades du coronavirus

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Origines sociale et géographique, professions… Une vaste enquête commandée par l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), menée sur plus de 130.000 personnes et publiée ce vendredi, a dressé le premier profil des personnes touchées par le coronavirus en France. Cette étude, baptisée EpiCov, montre l’importance primordiale de l’origine sociale et des conditions de vie sur le coronavirus. Ainsi, les classes défavorisées sont nettement plus contaminées que les classes aisées, faisant du Covid-19 une maladie profondément inégalitaire.

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Une maladie urbaine

Sans surprise, les personnes qui vivent dans une grande ville ont plus de risques d’être touché par le coronavirus. Les disparités locales sont en revanche très fortes, avec une prévalence (le pourcentage de personnes touchées par le Covid-19) en mai dernier de 9,2% en Île-de-France et de 6,7% dans le Grand Est, les deux régions les plus touchées au début de la pandémie. Les personnes habitant une commune très densément peuplée (au moins 1.500 habitants par km2 avec un minimum de 50.000 habitants) ont ainsi été deux fois plus nombreuses à avoir été positives.

A l’inverse, la Bourgogne Franche-Comté et le Centre Val de Loire, moins densément peuplés, n’affichaient un mai qu’une prévalence de respectivement 1,5% et 2,1%.

Les logements surpeuplés, propices à la contamination

Les facteurs sociologiques ont une importance ...


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