Paupérisation, manque de considération... Le métier de professeur attire de moins en moins

© MAGALI COHEN / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP
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"C'est à la fois la conséquence de la dégradation de l'éducation et c'en est évidemment la cause. Les deux se nourrissent", assure Olivier Babeau au micro d'Europe 1, économiste, essayiste et président de l'Institut Sapiens à propos de la crise de recrutement dans le métier de professeur. Une crise qui ne tire pas le niveau d'exigence vers le haut, alors qu'un rapport des jurys, après le concours de professeur des écoles de 2022, pointe du doigt les faiblesses des futurs professeurs en français .

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Un métier "par défaut"

Pour l'économiste, si le métier de professeur n'attire plus, c'est en premier lieu dû à sa paupérisation. "Aujourd'hui, un enseignant est très près du Smic au début de sa carrière alors qu'autrefois, il était à deux, trois, quatre Smic". Pour pallier cette question des revenus, le gouvernement a pour projet de proposer un revenu de 2.000 euros pour les jeunes professeurs qui arrivent dans le milieu. Une mesure trop faible selon l'économiste et qui ne résoudra pas le problème des conditions de travail de plus en plus difficiles.

"Les parents sont de plus en plus consommateurs, plus exigeants et parfois même violents, ce qui n'est pas du tout l'attitude qu'on pouvait retrouver autrefois". À une certaine époque, la considération sociale de l'enseignant était bien différente : "Les hussards noirs de la République qu'on regardait avec crainte et grand respect...


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