Pauline Rapilly-Ferniot, l'élue EELV expulsée d'une réunion de Le Pen porte plainte

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Violemment expulsée d'une réunion publique de Marine Le Pen, l'élue écologiste Pauline Rapilly-Ferniot a porté plainte (photo d'archive prise avant les élections municipales de 2020 durant lesquelles Pauline Rapilly-Ferniot était tête de liste EELV à Boulogne-Billancourt). (Photo: GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)
Violemment expulsée d'une réunion publique de Marine Le Pen, l'élue écologiste Pauline Rapilly-Ferniot a porté plainte (photo d'archive prise avant les élections municipales de 2020 durant lesquelles Pauline Rapilly-Ferniot était tête de liste EELV à Boulogne-Billancourt). (Photo: GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Violemment expulsée d'une réunion publique de Marine Le Pen, l'élue écologiste Pauline Rapilly-Ferniot a porté plainte (photo d'archive prise avant les élections municipales de 2020 durant lesquelles Pauline Rapilly-Ferniot était tête de liste EELV à Boulogne-Billancourt). (Photo: GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

POLITIQUE - Elle était venue dénoncer la “complaisance” de Marine Le Pen envers Vladimir Poutine, et avait fini au cœur d’une passe d’armes entre la candidate d’extrême droite et le camp Macron. Ce jeudi 21 avril, à trois jours du second tour de l’élection présidentielle, l’élue écologiste Pauline Rapilly-Ferniot annonce qu’elle a porté plainte après avoir été violemment expulsée d’une réunion publique de Marine Le Pen.

Dans les colonnes du Parisien, la conseillère municipale d’opposition EELV de Boulogne-Billancourt précise ainsi par la voix de son avocat avoir dénoncé devant le procureur de la République de Paris les agissements de deux personnes. Il s’agit d’une part du membre du service d’ordre de la candidate RN qui l’avait traînée au sol le 13 avril dernier, et de l’autre du policier du service de la protection des personnalités qui l’avait plaquée par terre.

Comme l’explique le conseil de Pauline Rapilly-Ferniot au Parisien, la plainte porte sur des “violences volontaires en réunion commises contre une personne dépositaire de l’autorité publique”. Des faits qui seraient, selon maître Anis Harabi, caractérisés par la disproportion entre la violence de la réaction des deux hommes et l’attitude de sa cliente, qui brandissait simplement une photographie de Marine Le Pen et Vladimir Poutine.

“Il aurait quand même pu m’éclater la tête au sol”, insiste la concernée, qui dit en vouloir davantage au policier qui l’a plaquée par terre qu’à celui qui l’a traînée. “J’ai eu très mal au crâne pendant trois jours et j’ai encore mal à la nuque”, ajoute la jeune femme de 26 ans, également connue pour avoir pris part à une parodie de Jean-Michel Blanquer devant le ministère de l’Éducation, et pour avoir dénoncé le sexisme au sein du conseil municipal de Boulogne-Billancourt.

Dans la foulée de cette séquence, filmée par les journalistes présents sur place, un vif échange avait eu lieu par médias interposés entre Gérald Darmanin et Marine Le Pen. Le ministre de l’Intérieur avait notamment demandé à la candidate d’extrême droite de blanchir la police nationale des accusations de violences qu’elle avait portées dans un premier temps. La finaliste de la présidentielle, elle, avait réclamé des excuses à Pauline Rapilly-Ferniot, à cause de qui l’un des hommes s’était “blessé” dans son intervention, assurait-elle.

À voir également sur le HuffPost: À Boulogne, l’élue Pauline Rapilly-Ferniot coupée en plein conseil municipal témoigne

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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