A Pau, le baptême du feu insoumis pour Emmanuel Maurel

Libération.fr
Emmanuel Maurel et Jean-Luc Mélenchon au Parc des expositions de Pau, jeudi soir.

Le transfuge du PS participait jeudi à son premier meeting commun avec La France insoumise. Arrivé dans le mouvement en pleine tempête judiciaire, il a vite su s’adapter.

Un genre de bizutage. Pour la première fois depuis son départ du Parti socialiste, Emmanuel Maurel était en meeting avec Jean-Luc Mélenchon jeudi soir, à Pau. Pour lancer la soirée, les dirigeants de La France insoumise avaient fait les choses en grand, en préparant une vidéo retraçant la carrière du transfuge. A la fin de la mini-projection, le poing levé dans une salle bondée – il en avait perdu l’habitude –, Maurel s’est dit «enthousiaste» et «heureux» de sa nouvelle vie. A de petits détails près, comme les quelques sifflets lors de son intervention, la faute à un discours digne de ses plus grandes heures au PS. De quoi se demander s’il était au courant qu’il ne portait plus le même maillot.

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Sur scène, il évoque longuement François Mitterrand – «Tu es vraiment sûr ?» –, s’est permis de s’enquérir Jean-Luc Mélenchon avant le début du meeting – et s’adresse à distance à son ancienne famille en citant le premier président socialiste de la Ve République. «La liberté est une rupture. Elle n’est pas une affaire de courage mais d’amour», lance Maurel. Embarqué dans l’idée d’un «Front populaire du XXIe siècle», il tente au passage de convaincre certains de ses camarades – ceux qui doutent – de le suivre dans sa nouvelle aventure : «Le socialisme n’est plus dans le parti qui en porte le nom : rejoignez-nous !»

Photo Guillaume Rivière

Cœurs insoumis

A l’entendre, tout change depuis qu’il a largué les amarres, les regards autant que les mots : «Depuis trois semaines, j’ai gagné mes galons de xénophobe, de nationaliste, de populiste. Vous êtes habitués ? Pas moi ! Cela en dit long sur la paresse intellectuelle de ceux qui les utilisent contre nous.»

Le début de l’histoire de Maurel chez les insoumis a été brouillé par les déboires judiciaires de Mélenchon. Il (...)

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