Patrons, finance, En Marche : au-delà de BlackRock, ces Légions d'honneur attribuées à des proches du pouvoir

Lobbyistes, néo-macronistes, marchistes de la première heure : il y en a pour tous les goûts dans la dernière promotion civile de la Légion d'honneur.

C’est le même scénario deux fois par an, le 1er janvier et le 14 juillet : une liste de personnalités diversement connues du grand public sont récompensées et intègrent la promotion civile de la Légion d’honneur. Comme à l’accoutumée, on retrouve cette année des noms célèbres parmi les lauréats, dont Gilbert Montagné ou bien Phillipe Etchebest, le célèbre chef cuisinier.

Dans la liste des nouveaux chevaliers, autour de quelques résistants et grands médecins, certains noms, moins connus, résonnent différemment. Emmanuel Macron et ses ministres n'ont pas résisté à la tentation d'intégrer quelques proches au contingent, banquiers, financiers ou collaborateurs politiques. Etre l'ami du pouvoir n'empêche aucunement d'être méritant, évidemment. Mais la nomination de certains lauréats interroge tout de même. En 2017, Emmanuel Macron s’était d'ailleurs prononcé pour la revalorisation de la Légion d'honneur, estimant que « le mérite doit être désormais le seul et unique critère retenu ». Fini, la République des copains, avait-on compris. D'autant que le premier article du code de la Légion d’honneur dispose que la plus honorifique des distinctions françaises est « la récompense de mérites éminents acquis au service de la nation ». Et alors que « les légionnaires œuvrent au bénéfice de la société et non dans leur intérêt exclusif »

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