Le patron milliardaire Jack Ma renonce à Ant pour échapper à l’œil de Pékin

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Photo CHARLES PLATIAU/REUTERS
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Le milliardaire chinois Jack Ma “prévoit de céder le contrôle d’Ant”, la filiale financière du géant du commerce électronique Alibaba, “après plus d’un an de pression extrême des régulateurs chinois”, révèle le Wall Street Journal.

En 2020, Pékin “avait interrompu à la dernière minute l’introduction en Bourse d’Ant” pour contraindre cette fintech chargée du service de paiement en ligne Alipay à se “réorganiser”, c’est-à-dire à passer sous la férule de la banque centrale chinoise, rappelle le quotidien économique américain.

Jack Ma, 57 ans, était l’un des patrons les plus emblématiques de la tech chinoise avant sa disgrâce pour avoir critiqué les autorités financières de son pays. Le très charismatique entrepreneur avait même disparu publiquement, après être “devenu la cible de mesures gouvernementales qui semblaient destinées à réduire son influence et la puissance de ses entreprises”.

Avec “plus de 1 milliard d’utilisateurs”, Ant aurait dû être “évalué à plus de 300 milliards de dollars s’il était entré en Bourse”, rappelle le quotidien de Wall Street. Jack Ma, qui en contrôle 50,52 %, devrait céder ses parts à des cadres dirigeants du groupe.

Efficacité de la répression

Le processus de “rectification” enclenché par la banque centrale chinoise porte ses fruits, constate le Financial Times. Cette “retraite de Jack Ma” intervient après que Pékin s’est efforcé de “limiter l’influence de ses titans du monde des affaires et a lancé une vaste campagne de répression contre la technologie”.

Pour le quotidien économique britannique, le fondateur d’Alibaba “envisageait de céder le contrôle depuis plusieurs années, et Ant a déjà abordé la question, dès l’année dernière, lors de conversations avec les régulateurs”. Cependant, son retrait repousse d’un an au moins une éventuelle nouvelle introduction sur le marché, voire de trois ans si Ant choisissait la Chine continentale plutôt que Hong Kong (le délai imposé en Chine pour toute modification de l’actionnaire de contrôle).

Le fait que Jack Ma soit “en tournée en Europe pour quelques semaines”, note Bloomberg, est le signe que “le gouvernement chinois relâche sa pression sur l’entrepreneur dès lors qu’il se retire d’un empire commercial qui a fait de lui l’une des personnes les plus puissantes du pays”. Le changement est “radical par rapport à l’époque où le milliardaire se voyait conseiller par le gouvernement de ne pas quitter le pays”. Selon le média américain, Ant a déposé un document auprès des régulateurs où la fintech affirme que Jack Ma a “l’intention de réduire ses parts” à un “pourcentage qui ne dépasse pas 8,8 %”. Dans la matinée du vendredi 22 juillet, l’action d’Alibaba perdait 4 % suite à ces révélations.

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