Le patron de General Electric France visé par une enquête pour « prise illégale d’intérêt »

20 Minutes avec AFP

INVESTIGATIONS - Hugh Bailey a rejoint General Electric France en 2017, alors qu’il avait eu à traiter des dossiers relatifs à cette entreprise lorsqu’il travaillait au ministère de l’Economie pour Emmanuel Macron

Une enquête pour « prise illégale d’intérêt » visant Hugh Bailey, le directeur général de General Electric (GE) France, liée à ses fonctions passées au cabinet d’Emmanuel Macron à Bercy, a été ouverte par le parquet de Paris, début septembre, a annoncé une source judiciaire, ce mardi.

Confiée à l’Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (Ocliccf), l’enquête a été ouverte à la suite d’un signalement de Delphine Batho, députée et présidente de Génération Ecologie, transmis à la justice fin juin, a précisé cette source, confirmant une information du site de l’Obs.

Une « aide de 70,3 millions d’euros » accordée par Bercy à General Electric

Dans ce courrier, la députée des Deux-Sèvres dénonçait le fait que Hugh Bailey ait rejoint GE France, d’abord en tant que directeur des affaires publiques puis en tant que directeur général depuis avril, alors qu’il avait eu à traiter des dossiers relatifs à cette entreprise lorsqu’il travaillait au ministère de l’Economie. Hugh Bailey, qui avait occupé les fonctions de conseiller en affaires industrielles et financement des exportations au cabinet d’Emmanuel Macron à Bercy, avait rejoint la filiale française du géant américain en novembre 2017.

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