«Mon patriotisme est le seul capable de battre le système.»

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Doté de ses 500 parrainages, Nicolas Dupont-Aignan l’admet désormais volontiers : oui, «il y a des points communs» entre son programme et celui de Marine Le Pen : «retrouver la souveraineté du pays» (entendre négocier une sortie de l’UE), «dire qu’il y a trop d’immigration» (il souhaite la fin du «caractère automatique» du droit du sol, le rétablissement des frontières, des charters pour expulser les clandestins, la mise en place d’un délai de carence pour les droits sociaux des étrangers etc.). On pourrait ajouter, entre autres choses, le recrutement de 50 000 militaires et 10 000 policiers (Marine Le Pen veut, elle, «50 000 militaires et 15 000 policiers et gendarmes»), la création de 40 000 places de prison… Mais, selon ce «patriote gaulliste», qui affiche depuis peu son adhésion à la théorie du «grand remplacement», la manière dont lui mettrait en œuvre son «patriotisme» serait totalement différente de celle de la présidente du Front national et ceux qui votent pour lui en seraient parfaitement conscients : «Les Français vont avoir le choix entre deux patriotismes. Un avec beaucoup d’excès à mon avis, celui de Marine Le Pen, et le mien qui est, je crois, le seul capable de battre un jour le système», a-t-il affirmé mercredi soir sur France 2. Comme Marine Le Pen et beaucoup d’autres candidats à la présidentielle, de Fillon à Mélenchon, il se pose en candidat antisystème.

Crédité de 2 à 3 % des intentions de vote dans les sondages, Nicolas Dupont-Aignan n’arrive pas à faire décoller sa campagne et se dit pourtant certain d’être «la surprise de la présidentielle», à l’instar de Donald Trump, qu’il révère. Il refuse toujours de dire pour qui il appellerait à voter au second tour de la présidentielle s’il était éliminé. Et préfère imaginer son futur gouvernement : on y croise la journaliste Natacha Polony à l’«Instruction publique», le député PS Malek Boutih à la Politique de la ville, et la twitto-réac Eugénie Bastié à l’Ecologie.

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