Le patrimoine de chefs d'État africains à Dubaï révélé par une enquête de médias internationaux

Une enquête internationale de presse révèle l'ampleur du patrimoine de chefs d'État africains et de leurs proches à Dubaï. Une fuite de données a permis à plusieurs médias, dont en France le journal Le Monde, de connaître l'identité des propriétaires ou des occupants de centaine de milliers de propriétés situées dans l'émirat.

« Dubaï Unlocked », c'est le nom de cette enquête, montre notamment comment des personnalités gabonaises, tchadiennes ou encore du Congo-Brazzaville, y ont investi des millions d'euros à l'origine douteuse.

Il s'agit de propriétés luxueuses : appartements de grand standing dans des gratte-ciel les plus prisés de Dubaï ou villas d'exception avec terrains de golf... Des investissements immobiliers réalisés avec des fonds à l'origine souvent suspecte, mais sur lesquels Dubaï ferme systématiquement les yeux, faisant de l'émirat une destination bien plus sûre que l'Europe ou les États-Unis.

Dans son enquête, le journal Le Monde cite notamment le nom de Marie-Madeleine Mborantsuo, présidente de la Cour constitutionnelle du Gabon pendant plus de trente ans et proche d'Omar Bongo, qui aurait déboursé six millions d'euros pour s'offrir cinq appartements et deux villas à Dubaï en 2013.

Des personnalités politiques du Congo-Brazzaville et du Tchad

Le nom du ministre de l'Intérieur congolais, Raymond Zéphirin Mboulou, apparaît également dans l'enquête du Monde. En 2016, il se serait offert le même jour une villa et deux appartements de standing pour plus de trois millions d'euros.


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