Patrick Poivre d'Arvor porte plainte contre 16 femmes l'accusant de harcèlement et violences sexuelles

PPDA dénonce les conséquences du mouvement #MeToo pour expliquer ces plaintes à son encontre. (Photo: Eric Fougere - Corbis via Getty Images)
PPDA dénonce les conséquences du mouvement #MeToo pour expliquer ces plaintes à son encontre. (Photo: Eric Fougere - Corbis via Getty Images)

PPDA dénonce les conséquences du mouvement #MeToo pour expliquer ces plaintes à son encontre. (Photo: Eric Fougere - Corbis via Getty Images)

JUSTICE - Nouvelle plainte de l’ancien présentateur du JT de TF1. Ce mercredi 27 avril, Philippe Naepels, avocat de Patrick Poivre d’Arvor a confirmé avoir déposé une plainte mardi pour “dénonciation calomnieuse” à l’encontre de 16 femmes accusant le journaliste de harcèlement sexuel ou de violences sexuelles.

C’est d’abord l’émission de France 2 Complément d’enquête qui a appris l’information dans le cadre d’un numéro consacré au journaliste qui sera diffusé jeudi 28 avril, dans lequel par ailleurs une nouvelle femme porte plainte pour viol contre PPDA. La plainte a ensuite été rendue publique par franceinfo ce mercredi 27 avril. PPDA, qui a toujours nié fermement, porte plainte avec constitution de partie civile auprès du doyen des juges d’instruction du tribunal de Nanterre, après une première plainte classée sans suite en février dernier.

“Depuis de nombreux mois, beaucoup d’accusations qui n’ont aucun fondement sont portées contre Patrick Poivre d’Arvor. Il est temps que ces accusations soient jugées. On ne peut pas accuser faussement et impunément”, a détaillé à franceinfo son avocat.

Dans la plainte en question, que s’est procurée l’émission de France 2, PPDA déplore les conséquences du mouvement #MeToo. “Depuis l’emballement généré par la déferlante #MeToo, la libération de la parole des femmes connaît malheureusement son lot d’excès et de dérives, et les moyens mis en œuvre pour servir cet objectif légitime peuvent s’avérer pervers et dévastateurs”, écrit-il dans ces quarante-trois pages qui dénoncent ouvertement “un retour du puritanisme et de la censure, habilement parés de la prétendue protection des femmes”.

“Pathétique diversion” pour l’une des plaignantes

Dans les pages consultées, Patrick Poivre d’Arvor attaque de manière très virulente ces 16 plaignantes. “Il ne saurait être donné le moindre crédit à ces seize femmes, journalistes ou écrivains en mal de renommée et/ou féministes de la dernière heure, venues soutenir une ancienne collègue, une amie, voire une simple militante de la cause féminine”, peut-on lire.

Face à cette nouvelle plainte de l’ancienne figure de TF1, certaines plaignantes ont déjà réagi, dénonçant notamment une “pathétique diversion”. Hélène Devynck, scénariste et ex-journaliste à LCI déclare: “J’attends que la procédure bâillon se transforme en procès et qu’on puisse toutes défiler à la barre”.

Franceinfo cite par ailleurs la vice-présidente de l’association #MeTooMédias, Muriel Reus (l’une des plaignantes), qui indique que 15 femmes ont déjà porté plainte contre PPDA, dont six pour viol.

“C’est une procédure de plus pour nous faire taire”, a elle réagi la journaliste Cécile Delarue. “Je crois que le temps du silence est terminé. Je crois en la justice. J’ai hâte de parler avec les 15 autres femmes dans un tribunal”.

“Je suis l’une des 16 femmes contre lesquelles PPDA ose porter plainte pour dénonciation calomnieuse. Bonne nouvelle! Nous allons avoir un procès nous qui en étions privées pour prescription! Les yeux dans les yeux Patrick…”, a également réagi la journaliste et animatrice Emmanuelle Dancourt.

Une plainte “calomnieuse”

Dans un courrier adressé à Complément d’enquête, l’avocate Laure Heinich, en charge de la défense de ces femmes, évoque la plainte de PPDA en ces termes: “Une plainte en dénonciation calomnieuse dans des termes outrageants qui ne font que l’accabler”. Selon l’avocate, ces femmes “attendent impatiemment d’en répondre et de le confronter devant des juges, ce que la prescription leur interdisait” jusqu’alors.

En novembre 2021, huit plaignantes avaient accepté de parler à visage découvert dans Libération pour témoigner du harcèlement et des violences sexuelles dont elles accusent Patrick Poivre d’Arvor. De nouvelles révélations contre le journaliste ont émergé dans Libération en décembre, ne faisant qu’accroître le nombre de témoignages, suite à la première prise de parole de Florence Porcel en février 2021.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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