Patrick Drahi s'offre la start-up publicitaire Teads

Libération.fr

Le groupe Altice de l'homme d'affaires va débourser 285 millions d'euros pour faire l'acquisition de cette place de marché publicitaire vidéo, considérée comme l'une des pépites de l'Internet hexagonal.

Après les télécoms et les médias, Altice se lance logiquement dans le business connexe de la publicité. Le groupe détenu par le milliardaire Patrick Drahi (propriétaire de Libération) annonce ce mardi faire l’acquisition de la start-up française Teads, spécialiste de la vidéo publicitaire en ligne, pour 285 millions d’euros. Un quart de cette somme est toutefois soumis à la réalisation par la jeune entreprise d’objectifs financiers en 2017.

Quel est le métier de Teads ? Cette société technologique, considérée comme l’une des pépites de l’Internet français, commercialise des espaces publicitaires vidéos auprès d’annonceurs, pour le compte d’éditeurs de sites internet, dont beaucoup de médias français. Sa technologie permet d’intercaler des pubs vidéos dans les articles publiés par les médias en ligne, en déjouant les bloqueurs publicitaires type Adblock. L’un de ses formats les plus prisés, «inRead», s’affiche au milieu des pages consultées par l’internaute et ne s’anime que si ce dernier passe dessus.

Un petit concurrent de YouTube et Facebook

Pour Altice, l’opération est un gros coup. Bien que créé en 2011, Teads est déjà un acteur significatif. Basée à Paris, Montpellier et New York, l’entreprise assure travailler avec 94 des 100 plus grands annonceurs mondiaux. Avec une audience de 1,2 milliard de visiteurs uniques, elle revendique le statut de «première place de marché publicitaire vidéo au monde» et se pose, sur ce créneau-là, en (petit) concurrent de YouTube et Facebook. Côté médias, elle notamment compte parmi ses clients The Washington Post, Time, ou encore The Daily Mail, The Telegraph, Der Spiegel, le Monde ou les Echos.

En 2016, Teads a réalisé un chiffre d’affaires de 187 millions d’euros, en très forte croissance puisqu’il a augmenté (...)

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