Patriat (LREM) pour les régionales en juin "à tout prix"

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Le chef de file des sénateurs LREM François Patriat à Paris, le 2 décembre 2020

Le chef de file des sénateurs LREM François Patriat s'est prononcé mercredi pour que les élections régionales se tiennent "à tout prix" en juin comme prévu, malgré l'épidémie de Covid-19.

"Il faut à tout prix s'en tenir au mois de juin. On ne pourra pas expliquer qu'on va travailler, qu'on va à l'école et qu'on ne va pas voter", a-t-il déclaré devant l'Association des journalistes parlementaires.

"Après ce sera tard, on sera dans la campagne présidentielle", a appuyé le président du groupe RDPI (à majorité En marche) et élu de Côte d'Or.

Le Conseil scientifique rendra dimanche au Premier ministre son rapport concernant la tenue des élections régionales et départementales les 13 et 20 juin.

Alors que le pays fait face à un nouveau regain épidémique, Jean Castex avait fait savoir la semaine passée qu'il s'en remettrait "strictement à l'avis du Conseil scientifique" quant à la possibilité ou non de tenir en juin ces élections, qui avaient déjà été reportées.

D'après M. Patriat, "le gouvernement consultera les formations politiques" puis "la décision sera prise".

La participation à ce scrutin pourrait cependant être faible, s'est-il inquiété, alors qu'il faut que "la démocratie respire" comme demandé par les oppositions.

"Ca fait quasiment un an que le gouvernement procrastine sur la question démocratique", a de son côté affirmé le porte-parole du groupe PS au Sénat, Rachid Temal, regrettant qu'il n'ait engagé "aucun travail", après les municipales, sur les "modalités de candidatures et de campagne en cas de Covid".

"Nous souhaitons que le gouvernement entende, écoute, travaille de concert avec les groupes parlementaires et les partis", a-t-il ajouté lors du point de presse hebdomadaire du groupe.

Néerlandais, Américains et Portugais notamment se sont rendus aux urnes au cours des derniers mois malgré l'épidémie.

L'ancien président du conseil régional de Bourgogne, ex-socialiste, estime que le parti présidentiel peut réaliser de bons scores en juin même si, pour gagner une région, "il faut 10-15 ans" pour un jeune mouvement.

En Bourgogne-Franche-Comté néanmoins, si LREM est "deuxième ou troisième" à l'issue du premier tour, "tout est possible" dont la victoire, a avancé M. Patriat.

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