Patients "Covid long" : l’autre visage de la maladie

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Alors que l'on recense depuis huit mois les décès liés au Covid-19, une population importante de malades lutte pour se faire entendre. Une association de patients démarre des travaux afin que soient pris en compte la forme longue du Covid, une facette de la maladie que les médecins découvrent depuis quelques mois.   

A huit mois du début de l’épidémie, des milliers de Français touchés par le coronavirus luttent pour être reconnus et accéder à un parcours de soins spécifique. Atteints de symptômes multiples et prolongés, la plupart ont été contaminés au cœur de la première vague. Quand la recherche et les données portaient sur les formes graves et les problèmes respiratoires majeurs. Pour la plupart malades à domicile, soignés au paracétamol, ces patients ont eu bien plus de symptômes que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) n’en décrit. Surtout, ils n’ont pas guéri au bout de deux ou trois semaines, comme prévu. Des cas considérés comme « bénins » dont les récits n’ont rien de léger.

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Comme un bug géant dans mon corps

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Contaminé en mars, Bruno a vécu des « montagnes russes » pendant des semaines. « Je sentais en permanence mon corps « scanné » par le virus, qui passait très rapidement d’un organe à un autre en provoquant chaque fois de nouveaux symptômes. Je pouvais me sentir mieux pendant une heure et subitement ça touchait le foie, en me cassant en deux, puis ça passait dans la colonne vertébrale, en provoquant des sensations d’aiguilles partout dans le corps. Au repos, j’avais l’impression que mon cœur allait lâcher. C’était comme un bug géant dans mon corps! », explique cet informaticien de 50 ans, dans le Finistère. « Certains symptômes sont permanents et d’autres vont et viennent », explique Lili, 50 ans, à Paris. Tombée malade en mars, elle a « chuté » un mois plus tard : épuisement, essoufflements, fourmillements, acouphènes… « J’avais des sensations de tournis, comme si mon cerveau faisait des pirouettes à l’intérieur de mon crâne. En position allongée, j’avais l’impression d’avoir une bouchée coincée dans la(...)


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