Patients (Arte) - Grand Corps Malade : "L’humour des handicapés est très cash et trash"

·1 min de lecture

Pour vos débuts en tant que réalisateur, avec Mehdi Idir, le complice de vos clips, vous parlez du handicap avec humour. Vu de l’extérieur, cela ressemble à une gageure…

Grand Corps Malade : Je me suis référé à ma propre expérience. J’ai vécu l’histoire, je peux vous dire que l’humour des handicapés est très cash et trash. C’est ce que j’ai eu à coeur de montrer, sans tabou, dans ce film. Le commun des mortels qui voit un type en chaise roulante le plaint de ne pas pouvoir marcher. Quand tu sors de notre film, tu t’aperçois presque que ne pas marcher est le cadet de ses soucis, il y a tant de choses au quotidien bien plus compliquées à gérer.

Évoquer cette période a-t-il été douloureux ?

Non. Je n’avais même pas l’impression qu’il s’agissait de mon histoire. Ce n’est pas un biopic, je veux juste témoigner d’un milieu très particulier que je connais. Se retrouver tétraplégique à 20 ans, c’est une expérience de vie incroyable. Il y a chez moi une volonté pédagogique. Malgré la lourdeur du contexte, je voulais montrer que ça rigole aussi beaucoup : il y a de la vie et plein d’autodérision. Mon ambition est de faire découvrir un autre visage du handicap : il y a des êtres différents derrière ce mot qui fait peur, des racailles, des types bien, des beaufs, comme partout ailleurs.

À lire également

Lire la suite sur Télé 7 Jours

A lire aussi