Patience et larmes pour un dernier salut à Elizabeth II

Après avoir patienté des heures pendant la nuit, les Britanniques défilent en flux continu et en silence jeudi à Londres devant le cercueil de leur bien-aimée reine Elizabeth II, souvent la seule souveraine qu'ils aient connue, avant des funérailles grandioses lundi.

Certains baissent la tête en signe de respect, d'autres lancent un baiser, font une petite révérence ou essuient une larme : le public se recueille brièvement des deux côtés du cercueil de chêne, qui repose depuis mercredi sur un imposant catafalque à Westminster Hall, la plus ancienne salle du siège du Parlement, surmonté de l'étincelante couronne impériale.

Avant ce dernier hommage à la souveraine unanimement saluée pour son dévouement total à la Couronne, il a fallu s'armer d'une très grande dose de patience et attendre des heures durant dans une longue queue, qui s'étendait jeudi matin sur près de cinq kilomètres, jusqu'à London Bridge, de l'autre côté de la Tamise.

Lundi, l'affluence s'annonce encore plus massive pour les funérailles du siècle, un énorme défi sécuritaire auquel Londres se prépare fébrilement.

Pour cet événement historique, un jour férié a été décrété et de nombreuses entreprises, dont quasiment tous les supermarchés, garderont le rideau baissé.

La reine Elizabeth sera inhumée à l'issue des funérailles, après une cérémonie privée à la chapelle Saint-Georges du château de Windsor là où reposent ses parents et sa sœur, la princesse Margaret.