Que se passe-t-il en Birmanie, après le coup d'Etat militaire?

·1 min de lecture

Une parenthèse démocratique terminée. Lundi, un coup d'Etat a eu lieu en Birmanie, pays de plus de 50 millions d'habitants déjà marqué par 50 ans de dictature militaire depuis son indépendance en 1948. La dirigeante du gouvernement civil, Aung San Suu Kyi, et le président de la République, Win Myint, ont été interpellés par les soldats et sont actuellement assignés à résidence dans la capitale, Naypyidaw. D'autres dirigeants de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), au pouvoir depuis 2015, ont également été arrêtés, tandis que les députés sont toujours encerclés et bloqués dans leur bâtiment de résidence. 

L'armée récupère les pouvoirs. Les militaires se sont déployés lundi dans la capitale du pays, juste avant la première session du Parlement, ainsi que dans son cœur économique Rangoun, bloquant l'accès à l'aéroport international. Un état d'urgence d'un an a été déclaré et les pouvoirs ont été accordés au chef militaire Min Aung Hlaing, 65 ans, qui devait prendre sa retraite en juillet. Homme fort de Tatmadaw, l'armée birmane dont il est commandant en chef depuis 2011, il est connu pour son rôle dans la répression militaire violente et dénoncée de la minorité Rohingyas. La Birmanie est d'ailleurs accusée de "génocide" devant la Cour internationale de justice (CIJ).

Lire aussi - Birmanie : deux journalistes condamnés pour avoir enquêté sur un massacre de musulmans rohingyas

Des législatives décriées. Par ce putsch, les militaires affirment avoir agi pour préserver la st...


Lire la suite sur LeJDD