Pass vaccinal: un député LaREM élu dans l'Oise dénonce un incendie criminel à son domicile

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Pascal Bois aux côtés des images de son garage.  - BFMTV
Pascal Bois aux côtés des images de son garage. - BFMTV

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En ouverture de l'audition d'Olivier Véran devant la Commission des Lois de l'Assemblée nationale ce mercredi, sa présidente Yaël Braun-Pivet, a fustigé les menaces de mort dont font l'objet de nombreux députés. En cause: la volonté du gouvernement et de la majorité de transformer le pass sanitaire en pass vaccinal. Au cours de la nuit précédente, ces tentatives d'intimidation ont semblé se cristalliser concrètement.

Le garage personnel du député LaREM élu dans l'Oise, Pascal Bois, à Chambly, est parti en flammes. Un acte contre lequel le parlementaire a porté plainte dans la foulée et qu'il a attribué à des militants "antivax", une piste étayée par les tags étalés sur les murs calcinés.

Une enquête ouverte pour "destruction par moyen dangereux"

"Votez non", "ça va péter". Ces graffitis menaçants jouxtent directement le passage à l'acte. Ce sont en effet les inscriptions que le député a découvert sur les murs de son garage incendié dans la nuit de mardi à ce mercredi, à Chambly, dans sa circonscription de l'Oise, un acte contre lequel il a déposé plainte quelques heures plus tard.

Intervenant mercredi soir sur notre antenne, Pascal Bois a planté le décor: "Ce qui s'exprime sur les murs, c'est la signature d'antivax."

Une piste validée auprès de l'AFP par le procureur de Senlis, Jean-Baptiste Bladier, dont le parquet a été saisi. L'enquête, pour "destruction par moyen dangereux" a été confiée à la Brigade de recherche de Senlis, a encore précisé le magistrat.

Contacté par Emmanuel Macron

Toujours devant nos caméras, Pascal Bois, dont la voiture a également été endommagée, a ensuite fait le récit des événements de la nuit.

"Cette nuit, à 3h du matin, nous avons été réveillés par les pompiers avec mon épouse. Ils m'ont fait part du fait que ma voiture était en flammes. Quand on est sorti, le feu était circonscrit", a-t-il relaté sur notre antenne.

D'après une confidence préalable du député à l'AFP, le brasier qui a emporté cette annexe située à l'arrière de sa maison est né du jet d'un "pneu enflammé".

L'élu a pointé: "Ça aurait pu être pire, c'est un acte irresponsable". S'il ne se sentait "pas particulièrement menacé" ces jours-ci, il s'est toutefois souvenu que les débats autour de la prorogation du pass sanitaire lui avaient déjà valu des messages malveillants: "Il y a six semaines, avec des collègues parlementaires de l'Oise, j'ai fait l'objet d'un courrier accompagné d'une balle". "Là, c'est déjà une intimidation autour de ce que sera mon vote et celui de mes collègues tous rangs confondus d'ailleurs", a-t-il complété.

"Ça ne peut pas rester impuni", a encore lancé Pascal Bois qui dit avoir reçu de "nombreux messages en ce sens", citant ceux de collègues, de membres du gouvernement mais aussi du "président de la République".

Article original publié sur BFMTV.com

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