Pass sanitaire soumis à la troisième dose : qui est concerné ?

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Photo d'illustration (GEOFFROY VAN DER HASSELT/AFP via Getty Images)

Au bout de six mois et cinq semaines après la deuxième dose, le pass sanitaire pourra être suspendu faute de troisième dose. Seule une partie de la population est concernée.

C'est l'une des principales annonces sanitaires d'Emmanuel Macron, lors de son allocution du 9 novembre. Face au faible nombre de personnes éligibles qui se sont fait injecter une dose de rappel de vaccin anti-Covid, le chef de l'État a décidé de durcir le ton.

Seuls 45% des 7,7 millions de personnes éligibles ont reçu une dose de rappel, qui est pour la plupart du temps une troisième dose, soit 3,3 millions de personnes. Pour être éligible, il faut être âgé de 65 ans ou plus, être à très haut risque de forme grave, être immuno-déprimé ou avoir reçu le vaccin Janssen. Une dose de rappel élargie aux professionnels de santé depuis le 6 octobre, dont font partie les aides à domicile auprès de personnes vulnérables, les professionnels des transports sanitaires, les pompiers et les proches de plus de 18 ans des personnes immuno-déprimées.

Six mois et cinq semaines après la deuxième dose

Face à la hausse du nombre de cas de Covid depuis plusieurs semaines et la crainte d'une saturation des hôpitaux dans les prochaines semaines, la dose de rappel permettra de prolonger la validité du pass sanitaire. Concrètement, à partir du 15 décembre, le pass sanitaire sera désactivé "six mois et cinq semaines" après la deuxième dose, a précisé Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement. Seule solution pour le prolonger donc, se faire injecter une dose de rappel.

Un délai de cinq semaines accolé aux six mois qui peut étonner, mais qui s'explique sans doute par la volonté de laisser du temps pour prendre un rendez-vous entre l'éligibilité à la troisième dose, à partir de six mois après la deuxième injection, et la suspension du pass sanitaire. Un délai de cinq semaines semble donc avoir été décidé par l'exécutif.

Seuls les 65 ans et plus concernés par la suspension... pour le moment

Mais toute la population éligible à la troisième dose n'est pas concernée par cette possible suspension du pass sanitaire. Pour l'instant, seules les personnes âgées de 65 ans et plus sont concernées. Les personnes vaccinées avec Janssen ou souffrant de comorbidités, bien qu'éligibles à la dose de rappel, ne risquent pas de voir leur pass sanitaire suspendu. Elles ne sont qu'"incitées" à se faire vacciner.

"Il y aurait une certaine logique à ce que ce soit le cas pour les autres publics pour qui le rappel est ouvert" a toutefois reconnu Gabriel Attal lors d'un point presse, avant de préciser que "ça n'a pas été décidé à ce stade". Des propos qui laissent entendre que la prolongation du pass sanitaire soumis à une dose de rappel pourrait être étendu à d'autres catégories de la population.

La dose de rappel pas obligatoire pour les soignants

La campagne de rappel sera élargie aux 50-64 ans courant décembre, sans toutefois que cela n'entraine de suspension du pass sanitaire. Une situation qui pourrait toutefois évoluer selon la situation épidémique.

Une dose de rappel qui pourrait devenir contraignante pour d'autres catégories de la population. Depuis le 16 octobre, les soignants doivent être vaccinés, sous peine d'être suspendus. S'ils sont éligibles à une troisième dose, celle-ci n'est pas obligatoire. Du moins pour l'instant. Pour Christophe Castaner, président du groupe LREM à l'Assemblée, la rendre obligatoire "paraît une évidence". Un débat qui pourrait survenir dans les prochaines semaines.

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