Pass sanitaire: Olivier Faure contre son extension aux centres commerciaux

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Olivier Faure, le 16 juin 2021 à Paris (photo d'illustration) - Sameer Al-DOUMY © 2019 AFP
Olivier Faure, le 16 juin 2021 à Paris (photo d'illustration) - Sameer Al-DOUMY © 2019 AFP

Le Premier secrétaire du PS Olivier Faure estime ce vendredi sur France Info que "le périmètre de contrainte" du pass sanitaire est "un peu large", et qu'il devra être "corrigé" au parlement, notamment pour l'accès aux centres commerciaux.
Olivier Faure juge toutefois "scandaleux" les discours qui comparent la vaccination à l'apartheid, à la Shoah ou à des viols, car "c'est à la fois outrancier" vis-à-vis des "vraies victimes", "mais c'est aussi une façon de relativiser les vrais crimes, les vrais drames", a-t-il dénoncé.

"La vaccination c'est pas fait pour mettre des gens dans des camps et les faire mourir, c'est fait au contraire pour sauver des vies, c'est ça qu'il faut arriver à répéter", a-t-il dit.

"Une approche pédagogique" privilégiée

Le Premier secrétaire du PS, "partisan de la vaccination massive, parce qu'elle est à ce jour la seule protection connue", soutient la mesure d'obligation de vaccination pour les professionnels de santé, mais s'agissant de l'obligation d'un pass sanitaire "pour les actes de la vie quotidienne, comme le fait d'accéder à un centre commercial, il y a un problème", estime-t-il.

"On ne peut pas empêcher les gens de manger parce qu'ils ne sont pas vaccinés, il y a quelque chose qui ne colle pas. Il y a quelque chose qui doit être corrigé au parlement me semble-t-il", a-t-il considéré, jugeant qu'"il y a là un périmètre de contrainte qui me semble un peu large".

"On voit bien que l'objectif c'est de pousser à la vaccination, c'est une incitation que je comprends, mais il y a quand même quelques limites à fixer, on ne peut pas avoir un raisonnement qui finisse par être discriminatoire", a-t-il poursuivi.

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Il dit préférer "une approche pédagogique", regrettant qu'il n'y ait "jamais eu de vraie campagne incitant à la vaccination". "Si on veut maintenir un minimum de confiance, si on ne veut pas fracturer davantage ce pays qu'il ne l'est déjà, il faut (...) arriver à faire la démonstration, et ce n'est pas si difficile que ça, que le vaccin est notre seule chance".

Article original publié sur BFMTV.com

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