Pass sanitaire: les députés insoumis veulent saisir le Conseil Constitutionnel

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Le groupe LFI a invité les autres députés à se joindre à eux afin de pouvoir saisir les Sages sur le texte envisagé par le gouvernement.

Alors que le projet de loi généralisant le pass sanitaire doit être présenté ce lundi en Conseil des ministres et examiné à l'Assemblée nationale mercredi, les députés La France Insoumise souhaitent saisir le Conseil Constitutionnel.

"L’exécutif n’a rien anticipé, rien organisé. Comme depuis le début de la crise sanitaire, Emmanuel Macron prend des mesures attentatoires aux libertés. Le monarque décide seul et compte que sa majorité parlementaire applique sans discuter les ordres présidentiels" dénoncent les députés Insoumis dans un communiqué diffusé ce lundi.

Puisqu'il faut 60 députés pour saisir le Conseil Constitutionnel, et que les Insoumis ne sont que 17, le groupe a invité les autres députés de l'Assemblée nationale à se joindre à eux afin d'atteindre le nombre nécessaire.

"D'autres solutions pour convaincre"

"L’unité du peuple de France et la confiance sont essentielles pour la lutte contre l’épidémie", estiment les députés LFI, mais "la société de contrôle détruit cette confiance, divise et sera contre-productive", écrivent-ils.

Selon eux, il existe "d'autres solutions pour convaincre nos concitoyens de se vacciner", des solutions qu'ils assurent vouloir défendre lors du débat de la loi sur le pass sanitaire à l'Assemblée nationale.

"Une société en état d'urgence permanent"

"Il vaut mieux convaincre que contraindre, tout simplement parce qu'on a affaire à un vaccin qui pourrait être régulièrement appliqué (...) donc si on veut entraîner la société ça ne peut pas être en donnant l'impression de la forcer" précise Eric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis, sur BFMTV.

Pour cela, le député suggère notamment de "rendre le vaccin en licence libre", afin de lever les soupçons de certains sur les laboratoires. 

Il est question de "trouver le bon équilibre" entre les libertés et le pass sanitaire qui va instaurer selon lui "une situation où on va se controler les uns les autres". "Je redoute vraiment les effets vis-à-vis de la société qu'on installe, si j'ai bien compris on est partis pour longtemps donc imaginez une société en état d'urgence permanent, c'est quelque chose qui n'est plus tout à fait une démocratie" a-t-il fini par déclarer.

Article original publié sur BFMTV.com

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