Pass sanitaire : la carte des départements les mieux placés pour une possible levée

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Emmanuel Macron a affirmé que si le Covid-19 continuait de baisser, certains territoires pourraient commencer à "revivre normalement".

SCIENCE - Une baisse continue depuis plus d’un mois. Après une quatrième vague estivale qui a provoqué moins de décès et d’hospitalisations que les précédentes, grâce à la vaccination, l’épidémie de Covid-19 semble être aujourd’hui maîtrisée en France métropolitaine.

Mais il ne faut pas crier victoire trop vite. L’automne et l’hiver, on le sait, favorisent la circulation du coronavirus. Et même si 3 Français sur 4 sont vaccinés, il est fort possible que cela ne suffise pas, comme l’ont récemment suggéré des projections de l’Institut Pasteur.

C’est pour cela qu’Emmanuel Macron a rappelé jeudi 16 septembre qu’il n’est pas envisageable de supprimer globalement le pass sanitaire dans les trois semaines à venir. “Des territoires en ont encore besoin!”, a-t-il déclaré sur LCI. Pour autant, le président de la République a précisé que “dès que les conditions sanitaires le permettront”, on pourra se “permettre sur les territoires où le virus circule moins vite de lever certaines contraintes et de revivre normalement”.

Aucun département sous le seuil de vigilance

En clair, si le coronavirus “ne circule quasiment plus”, le gouvernement envisage de lever le pass sanitaire. Olivier Véran a également affirmé sur RTL que si l’épidémie de Covid-19 continuait de baisser au même rythme, les mesures, dont le pass, pourraient être allégées “progressivement dans les départements où le virus circulera moins”.

Mais de quels départements parle-t-on? Pour l’instant, le gouvernement n’a donné aucun chiffre. Évidemment, le taux d’incidence (le nombre de cas pour 100.000 habitants) semble l’indicateur de choix, peut-être couplé au taux de positivité des tests, qui est aujourd’hui très faible (1,9%).

Le “seuil de vigilance”, établi à 10 à la sortie du premier confinement, est dépassé partout en France. Certains territoires où l’incidence est aujourd’hui très faible, inférieure à 30, pourraient passer sous ce seuil d’ici deux semaines, comme l’Orne, la Somme, l’Aisne ou la Corrèze. À condition que la baisse continue.

Mais est-ce le bon niveau? A-t-il le même sens aujourd’hui, avec un dépistage large et généralisé, comparé à la situation d’il y a 15 mois? Difficile à dire. Le “seuil d’alerte”, établi à 50, pourrait également être un indicateur. Aujourd’hui, 28 départements sont en dessous. Et pour la plupart, le nombre de cas continue de chuter.

Pour essayer d’y voir clair en attendant une décision gouvernementale, la carte ci-dessous permet de classer les départements en trois catégories: ceux dont l’incidence est faible et en baisse, ceux pour lesquels l’incidence est moyenne ou ne baisse pas et, enfin, ceux pour lesquels l’incidence est supérieure à 100 ou en hausse.

Semaines cruciales


Si la situation sanitaire est meilleure dans certains départements, la fin du pass sanitaire et du masque est encore loin et le parcours semé d’embûches. Deux semaines sont passées depuis la rentrée scolaire et les cas ne semblent pas remonter dans les classes d’âge les plus jeunes. Pour autant, les enfants étant bien plus asymptomatiques, le phénomène a peut-être lieu en sous-marin et ne sera visible que quand les parents, notamment les non-vaccinés, tomberont malades.

Surtout, la météo de septembre est plutôt clémente et favorise les rencontres en extérieur. L’arrivée de l’automne et du mauvais temps (dont l’impact sur la circulation du coronavirus est clair, même si les causes sont toujours difficiles à cerner) pourrait relancer l’épidémie.

Les projections de l’Institut Pasteur estiment que le niveau de vaccination actuel, même s’il est très élevé, risque de ne pas suffire face au variant Delta. Mais des mesures comme le port du masque, la distanciation physique et le pass sanitaire permettraient de contenir le virus, sans passer par l’étape confinement.

Si l’épidémie va dans le bon sens, il est nécessaire de se montrer patient et de ne pas aller trop vite, au risque de devoir revenir en arrière bien trop brutalement. Il y a fort à parier que le gouvernement continuera pendant des semaines à surveiller l’incidence, la positivité et les hospitalisations, notamment dans les territoires où des mesures seront levées.

À voir également sur Le HuffPost: comment contrôler une épidémie, mode d’emploi

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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