Pass sanitaire étendu : le fossé pourrait se creuser entre vaccinés et non-vaccinés

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Le projet gouvernemental d'un pass sanitaire étendu, réservant à terme aux seuls vaccinés l'accès à certains commerces ou loisirs, alimente la crainte d'une fracture entre les deux camps.

Il y aura "les bons et les mauvais citoyens" : le projet gouvernemental d'un pass sanitaire étendu, réservant à terme aux seuls vaccinés l'accès à certains commerces ou loisirs, alimente la crainte d'une fracture entre les deux camps.

Une "extension du pass sanitaire" pour l'accès à certains commerces, bars ou restaurants ?

"Si on se reconfine alors qu'il y en a certains qui ne se font pas vacciner, c'est pas juste, j'en peux plus moi, bon sang ! Dans une société, il faut avoir le sens du sacrifice", peste Lua Reis, une cuisinière de 21 ans, qui vient de se faire vacciner à Lyon.

A l'opposé, Aude, non vaccinée au nom du "droit de choisir pour sa propre santé", supporte mal le climat de réprobation ambiant. "On me regarde avec l'air de dire : +tu ne penses qu'à toi, tu ne veux pas oeuvrer pour l'immunité collective".

Covid-19 : la mutation L452R en France (AFP - )
Covid-19 : la mutation L452R en France (AFP - )

Covid-19 : la mutation L452R en France (AFP - )

Face à la flambée du très contagieux variant Delta qui pourrait provoquer "une quatrième vague" dès "fin juillet", le gouvernement mise à fond sur une vaccination jugée encore insuffisante, avec à peine 37% de la population complètement protégée.

Dans ce but, à côté de l'obligation vaccinale pour les soignants, l'exécutif planche sur une "extension du pass sanitaire" pour l'accès à certains commerces, bars ou restaurants, comme en Irlande, au Danemark, Autriche et bientôt en Grèce.

Une personne se fait vacciner contre le Covid-19, le 29 juin 2021 à Paris (AFP/Archives - MARTIN BUREAU)
Une personne se fait vacciner contre le Covid-19, le 29 juin 2021 à Paris (AFP/Archives - MARTIN BUREAU)

Une personne se fait vacciner contre le Covid-19, le 29 juin 2021 à Paris (AFP/Archives - MARTIN BUREAU)

Après l'été, une fois que la vaccination aura été "proposée à tous les Français", le gouvernement envisage même d'arrêter le remboursement des tests PCR de confort (concerts ou voyages). Tout semble donc militer pour un traitement différencié à terme entre vaccinés et non-vaccinés.

Un risque de "fracture vaccinale" et de "ressentiment" mutuel

Le ministre de la Santé Olivier Véran a justifié une telle démarche : en cas de nouvelles restrictions anti-Covid, "20% de non-vaccinés ne pourraient pas contraindre les 80% de Français[...]

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