“Comment je suis passé d’expat à sans-papiers”

PHOTO ThePixelMan / PIXABAY / CC

Je suis originaire de Suède. Je suis venu aux États-Unis avec un visa de travail pour un grand groupe international de mode. Architecte d’intérieur, je concevais des boutiques et gagnais 70 000 dollars [62 600 euros] par an. Au bout de quatre ans, j’ai perdu mon emploi parce que mon permis de travail avait expiré. Je n’ai pas tardé à perdre également mon droit au séjour. Maintenant, je vis ici sans papiers.

Comme j’étais sans emploi, je n’ai pas pu renouveler mon permis de travail et je ne peux pas trouver d’emploi sans permis de travail. Vous voyez le tableau. Cela fait sept ans que je demande un permis de séjour, en vain. La dernière fois que j’ai parlé à mon avocat, il m’a conseillé de me marier ou de partir.
Quand j’ai perdu mon emploi, mon appartement a vite suivi. Je me suis installé chez un ami dans une petite ville de l’État de New York. Nous vivons dans une vieille maison avec les deux chiens que j’ai récupérés dans un refuge. Ce sont assurément plus eux qui m’ont aidé que l’inverse.

Une dépendance totale

Je dépends de mon ami pour tout. Je me suis installé chez lui après la mort de sa femme. Nous avons passé la plus grande partie de la première année à essayer de vivre côte à côte et de trouver un peu de bonheur pour nous maintenir à flot. Je m’occupe de la maison – cuisine, ménage, jardin, potager et autres. J’ai récemment commencé une formation d’apprenti avec un berger d’une ferme voisine. J’ai aussi pris des cours du soir de tapisserie d’ameublement et je refais de temps en temps des meubles anciens et des copies d’ancien. Certaines de mes réalisations sont parues dans World of Interiors.

J’ai d’autres sources de revenu supplémentaires. Je loue des terres dans une ferme où je cultive des fleurs que je vends l’été, grâce à des compétences que j’ai acquises pendant que j’étais au chômage. J’ai présenté mes fleurs à des salons locaux, j’ai une hotline qui répond aux questions de jardinage et je participe à des événements agricoles et horticoles locaux. J’ai aussi travaillé comme chef de chantier “à domicile” dans la maison d’un ami dans un autre État. Mon salaire passait dans les billets de train pour rentrer à la maison le week-end et dans le loyer.

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