Pasolini, Rimbaud, le Christ : Ernest Pignon-Ernest fait revivre ses mythes dans son atelier d'Ivry-sur-Seine et sur les murs des villes

Odile Morain
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Ernest Pignon-Ernest fait revivre depuis un demi-siècle, les grands mythes de notre Histoire sur les murs des cités. Il a reçu une équipe de France 3 dans son atelier d'Ivry-sur-Seine (Val de Marne), non loin du périphérique.

Ernest Pignon-Ernest, c'est évidemment le portrait d'Arthur Rimbaud (1979), son "tube", comme il le nomme, mais c'est aussi un univers rempli de chimères et d'histoires. Il a parlé de son processus créatif, de sa quête du sacré, du temps qui passe et de la pluie qui efface ses dessins.

Athée, mais durablement marqué par le sacré

Ernest Pignon-Ernest est né à Nice en 1942. Autodidacte, élevé par un père employé des abattoirs, communiste et athée, ses œuvres portent pourtant en elles une forme de sacré. Sur les murs des villes ou à l’intérieur d’une prison désaffectée, dansent des corps en souffrance.

Ces visages éplorés, ces représentations de Pietà ou de Mater Dolorosa évoquent l’iconographie religieuse et nous questionnent sur notre propre finitude. "C’est comme une espèce d’interrogation sur là où l’on va, sur notre vie, sur la mort. L’image du Christ c’est ça, il incarne les violences que l’on fait à l’humanité", explique l’artiste.

Un long travail de préparation

Avant d'aller coller un dessin, Ernest Pignon-Ernest travaille durant de longues journées pour aboutir à son oeuvre finale. Dans son atelier d'Ivry-sur-Seine, on trouve partout des dessins qu'il a tracés à grands traits vigoureux et contrastés sur des chutes de rotatives, puis accrochés (...)

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