Pascale Arbillot, fragile enjouée

Par Baudouin Eschapasse
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Malgré le Covid, Pascale Arbillot semble ne pas connaître la crise. À l'affiche de trois films cet automne, elle enchaîne les tournages cet hiver.
Malgré le Covid, Pascale Arbillot semble ne pas connaître la crise. À l'affiche de trois films cet automne, elle enchaîne les tournages cet hiver.

2020 est son année. Et, si le mot n'avait pas aussi une acception médicale (sacrée épidémie !), on serait tenté d'écrire que c'est aussi son acmé. Visage familier du cinéma français depuis plus de vingt ans, Pascale Arbillot se révèle aujourd'hui, à la faveur de trois films simultanément à l'affiche : Les Apparences de Marc Fitoussi, Mon cousin de Jan Kounen et Miss de Ruben Alves (dont la sortie a été avancée au 21 octobre).

« Dans le premier, je ne fais qu'une apparition, mais je rêvais depuis longtemps de jouer devant la caméra de Marc. Dans le deuxième, j'interprète le rôle de l'épouse de Vincent Lindon. Mais là encore, c'était pour le plaisir de donner la réplique à des acteurs que j'aime et pour un réalisateur de premier plan », dit-elle. Dans le troisième, son intervention est plus importante puisqu'elle incarne la directrice du concours des Miss France, parvenant à faire oublier les grands chapeaux de Geneviève de Fontenay.

L'aisance apparente avec laquelle la comédienne incarne ces trois femmes différentes dissimule un étonnant manque d'assurance chez elle. « J'ai l'impression de débuter. C'est comme si je commençais tout juste mon métier. J'ai toujours le sentiment d'être illégitime. Peut-être parce que je n'ai pas fait le conservatoire », s'excuse-t-elle.

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