Pas de preuve sur d'éventuelles écoutes à la Trump Tower, selon le Sénat

Les dirigeants de la commission du Renseignement du Sénat américain ont indiqué jeudi qu'aucune preuve n'avait été établie d'éventuelles écoutes dans la Trump Tower qu'aurait ordonnées l'administration Obama pendant la campagne présidentielle comme l'affirme Donald Trump. /Photo prise le 15 mars 2017/REUTERS/Jonathan Ernst

WASHINGTON (Reuters) - Les dirigeants de la commission du Renseignement du Sénat américain ont indiqué jeudi qu'aucune preuve n'avait été établie d'éventuelles écoutes dans la Trump Tower qu'aurait ordonnées l'administration Obama pendant la campagne présidentielle comme l'affirme Donald Trump.

"Compte tenu des informations à notre disposition, nous ne constatons aucune indication que la Trump Tower a été l'objet d'une surveillance de la part de quelconques éléments du gouvernement des Etats-Unis, soit avant, soit après l'élection de 2016", affirment le républicain Richard Burr et le démocrate Mark Warren dans un communiqué.

Richard Burr est le président de la commission sénatoriale du Renseignement et Mark Warren, le vice-président de cette instance.

La Maison blanche a fait savoir que Donald Trump maintenait ses accusations contre son prédécesseur, le porte-parole de la présidence Sean Spicer précisant que les membres des commissions parlementaires ne disposaient pas de toutes les informations pertinentes sur ce sujet.

"Il (Trump) maintient sa position", a déclaré Sean Spicer lors de son point quotidien devant la presse.

Le président de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants avait affirmé mercredi ne pas disposer d'éléments accréditant les accusations formulées par Donald Trump à l'encontre de Barack Obama sur son compte Twitter.

"Nous n'avons pas de preuve que cela a eu lieu", a déclaré Devin Nunes. "Je ne pense pas qu'il y ait eu des écoutes dans la Trump Tower", a-t-il ajouté.

Dans un message sur son compte Twitter en date du 4 mars, Donald Trump affirmait sans fournir de preuve que Barack Obama avait ordonné sa mise sur écoute.

L'ancien président des Etats-Unis a démenti ces accusations et le directeur du FBI, James Comey, sera interrogé sur ce sujet lundi prochain par les parlementaires américains.

(Doina Chiacu; Pierre Sérisier pour le service français)

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