Les partisans ukrainiens compliquent l’occupation russe

PHOTO OLGA MALTSEVA/AFP

“111e jour de la guerre totale contre la Russie, égrène sur son site la chaîne de télévision ukrainienne Apostrof. Les occupants continuent d’accorder toute leur attention à l’est de l’Ukraine, où les combats se poursuivent pour Sievierodonetsk et Lyssytchansk. L’ennemi est aussi actif en direction d’Izioum, mais partout, il subit des pertes importantes.”

Dans la matinée, une frappe de missiles a été signalée à Odessa. “Toute la nuit précédente, des explosions ont retenti à Kharkiv.” Et dans la journée du 14 juin, “trois missiles Kalibr russes tirés depuis la mer Noire ont été abattus”, affirme le service de presse de la défense aérienne.

Les occupants lèvent des impôts

Par ailleurs, la situation des zones occupées par l’armée russe ne laisse d’inquiéter les médias ukrainiens, qui suivent d’aussi près que possible ce qui s’y passe. Par exemple, depuis peu, rapporte le site d’information Obozrevatel, dans des villes de la région de Zaporijjia – dont une partie seulement est occupée – “les entreprises doivent payer des ‘impôts’ aux occupants”.

“Les collaborateurs et les occupants de la région de Zaporijjia ont annoncé la mise en place de leurs propres impôts sur les entreprises à partir du 1er juillet 2022. Précédemment ils avaient ‘libéré’ les entrepreneurs locaux de la nécessité de payer les impôts destinés au budget de l’État de l’Ukaine.”

“Les occupants, poursuit Obozrevatel, ont décidé d’introduire ces mesures sans attendre leur ‘référendum’ sur le rattachement de la région de Zaporijjia à la Fédération de Russie, qu’ils rêvent d’organiser en 2022.”

Attentats contre les “collaborateurs

Les autorités russes caresseraient également “le projet de ‘nationaliser’ (c’est-à-dire de voler) tous les biens des oligarques ukrainiens Rinat Akhmetov, Viktor Pintchouk et Ihor Kolomoïsky dans la région de Zaporijjia”. Cela concerne en particulier plusieurs aciéries et des usines métallurgiques.

Mais le nouveau pouvoir est encore loin d’être solide dans les régions occupées. “À Kherson, des inconnus ont fait sauter la voiture du traître Volodymyr Saldo, nommé ‘chef de l’administration militaire et civile’ par l’occupant. Ses gardes et lui se trouvaient apparemment dans le véhicule au moment de l’explosion”, affirme le quotidien Oukraïna Moloda.

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