Partir à plus de 100 km : « On a plus enjolivé que menti »

Par Valentine Arama
Reprise du trafic routier près de Bordeaux après la fin du confinement (13 mai)

VIDÉO. Malgré l'interdiction de se déplacer à plus de 100 km de son domicile – hors motif impérieux —, nombreux sont les Français qui ont décidé de plier bagage.


C'est un long périple dans lequel Léonie* s'apprête à se lancer. Après plus de deux mois confinée dans son appartement londonien, cette Française a prévu de retrouver ses parents dans leur maison en Nouvelle-Aquitaine. Pour y parvenir, elle a préparé pas moins de quatre documents : une attestation pour les déplacements internationaux, une attestation pour parcourir plus de 100 km en France, son contrat de travail londonien désormais expiré et le justificatif de domicile où est inscrite l'adresse de ses parents. Autant de documents pour éviter de se faire sanctionner, alors que les déplacements sont toujours limités en France, et ce malgré le déconfinement.

Invité sur BFM TV ce mardi, le secrétaire d'État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a d'ailleurs annoncé que depuis le 11 mai, plus de 200 000 contrôles avaient été effectués et que 950 amendes avaient été dressées à des personnes qui se sont déplacées à plus de 100 km sans motif impérieux. Léonie, qui a récemment terminé l'équivalent d'un CDD, explique ne plus vraiment avoir de raison de rester à Londres. « Cela s'ajoute au fait que je n'ai pas vu ma famille depuis les fêtes de fin d'année, je pense que ce sont des motifs impérieux… » glisse-t-elle.

« Bidouiller »

Pour pouvoir la rejoindre, cette jeune avocate a dû « un peu bidouiller ». « Il y a deux particularités pour mes attestations de déplacement, la première, c'est que je suis obligée de passer par Paris avant d'aller en Nouvelle-Aquitaine, impossible de faire autrement en venant de Londres, j'ai donc prévu tout ce qu'il fallait pour montrer que je n'ai plus de travail en Angleterre et que mon adresse la plus proche est celle de mes parents, bien que ce soit à plus de 100 km de Paris », souligne la jeune femme. Sur le document, elle (...)

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