La partie néerlandaise de Saint-Martin va abattre toute une population de singes

PHOTO PATRICK KIENTZ/Biosphoto via AFP

Un plan “controversé” a été approuvé par les autorités de la partie néerlandaise de l’île de Saint-Martin, dans les Caraïbes, rapporte The Guardian. Pour remédier aux dégâts causés par la population de vervets, l’ONG Nature Foundation St. Maarten va être mandatée pour capturer la totalité des singes et procéder à leur abattage, dans les trois prochaines années.

Selon un comptage réalisé par l’ONG, 450 vervets étaient présents en février 2021 sur la partie néerlandaise de l’île. Un nombre qui aurait largement augmenté. “Lorsqu’une espèce s’établit dans une région dont elle n’est pas originaire, bien souvent, elle ne rencontre aucun prédateur susceptible de limiter la croissance de sa population”, a déclaré une porte-parole de l’ONG, citée par le quotidien britannique.

“La gestion des espèces fait partie des choses importantes à faire si l’on veut laisser l’île en bon état pour ceux qui viendront après nous.”

Cette espèce de primates, à la fourrure grise et à la tête noire, n’est pas menacée à l’échelle mondiale. Originaire d’Afrique australe et d’Afrique de l’Est, elle a été introduite sur plusieurs îles caribéennes à partir du XVIIe siècle. La Nature Foundation St. Maarten, inquiète de l’action néfaste des vervets sur les écosystèmes locaux, relaie les plaintes d’agriculteurs contre ces singes “qui s’attaquent aux cultures et détruisent leur gagne-pain”.

Mais des voix critiques se font entendre, arguant qu’un programme de stérilisation pourrait remédier au problème et éviter l’extermination de toute une population de singes. Dave Du Toit, fondateur de la Fondation pour les vervets en Afrique du Sud, dénonce une mesure inefficace et plaide en faveur de la solution de la stérilisation. Surtout, il fait valoir que des progrès doivent être réalisés dans la cohabitation entre l’homme et le singe, notamment pour que ce dernier puisse trouver de la nourriture sans encombre.

L’île de Saint-Martin est séparée par une frontière de 10 kilomètres entre ses parties nord et sud, avec d’un côté une collectivité d’outre-mer française et, de l’autre, l’État autonome du royaume des Pays-Bas. Selon le Guardian, des discussions sont en cours avec la partie française pour discuter du problème des vervets.

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