Une partie des morts du Covid-19 seraient "de toute façon" décédés : les auteurs de l'étude s'expliquent

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Certains morts du Covid-19 "seraient de toutes façons" décédés d'une autre cause. Cette citation issue d'une étude de Gilles Pison et de France Meslé (à lire ici), de l'Institut national d'études démographiques (Ined), a été source de nombreuses incompréhensions, notamment sur les réseaux sociaux, depuis sa publication mercredi. Pour certains, elle minimiserait l'impact de l'épidémie en France, tandis que pour d'autres, elle serait au contraire la preuve que la gravité du Covid-19 est surestimée. Ni l'un ni l'autre, répondent les auteurs, contactés par le JDD.

Un "glissement des causes" observé en 2020

"Il faut lire ce qu'on écrit, s'exclame Gilles Pison, démographe au Muséum national d'histoire naturelle et chercheur associé à l'Ined. J'ai vu des articles complètement faux. C'est peut-être un peu complexe à comprendre mais il ne faut pas s'arrêter à une lecture rapide d'un article écrit trop rapidement."

Alors que dit l'étude?

Que la surmortalité entre 2019 et 2020 s'élève à 55.000 décès. Une fois retranchées 13.000 morts statistiquement imputables au vieillissement de la population, l'impact du Covid-19 sur la mortalité française serait de 42.000 victimes en 2020. Un chiffre bien éloigné des 65.000 morts recensés par Santé Publique France, et encore plus des 68.000 évoqués par les deux chercheurs, qui ont tenté d'y incorporer un nombre estimé de morts à domicile.

Pour expliquer cette différence, Gilles Pison et France Meslé rappellent que le confinement et le respect de...


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