Une partie de l’opposition renoue avec l’“occupant” russe

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A quelque trois mois des élections municipales, que certains analystes géorgiens considèrent comme po­tentiellement à risque pour le pouvoir actuel, les enjeux politiques en Géorgie se concentrent sur l’avenir des relations avec Moscou. Si les uns, comme le Parti conservateur de Kaha Koukava, ou le Parti du peuple de Koba Davitachvili, prônent le rétablissement du dialogue, d’autres s’accrochent à l’Histoire et alimentent les vieilles rancunes.

Le 9 février, à Moscou, Zourab Nogaïdeli, ancien Premier ministre, fondateur du parti d’opposition Pour une Géorgie équitable, et Boris Gryzlov, dirigeant du parti au pouvoir Russie unie, président de la Douma russe, ont signé un accord de coopération entre leurs deux partis. Comme s’il ne suffisait pas de “choisir l’occupant pour partenaire”, comme le déplore le quotidien de Tbilissi 24 Saati, l’ex-bras droit du président Mikheïl Saakachvili a qualifié cet accord d’“historique”, affirmant que “d’autres mouvements d’opposition étaient prêts à nouer une relation sérieuse avec la Russie”. Affirmation qui n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd : Boris Gryzlov a de son côté appelé à la coopération “toutes les forces saines [d’opposition] de Géorgie”. En guise de symbole, il a offert à Zourab Nogaïdeli un CD comportant la chanson Deux voix [Dva golossa] enregistré en Russie par Oleg Gazmanov et Sosso Pavliachvili, deux vedettes de la variété russe (le second est originaire de Géorgie). “Ce disque résume-t-il à lui seul le programme de Nogaïdeli ?” ironise 24 Saati.

Pionnier géorgien du rétablissement des relations russo-géorgiennes, rompues depuis la guerre en Ossétie du Sud en août 2008 (et très mal en point depuis la “révolution des roses” à Tbilissi en décembre 2003), Nogaïdeli est pourtant plus que sérieux. Dans une interview au journal moscovite Izvestia, il affirme ne pas avoir peur de passer pour un “traître” et un “agent du Kremlin”, et argumente : “En Géorgie, la fin de cette confrontation avec la Russie est une exigence sociale. Les citoyens en ont plus qu’assez de cette animosité entre nos deux pays. Cet accord interpartis jette les bases des futures relations entre nos pays.”

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