Une partie du Groenland proche du point de non-retour

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Le glacier Jakobshavn, c’est le glacier le plus rapide du Groenland. Quelque part dans le centre ouest de la calotte. Et des chercheurs de l’Institut de recherche sur l’impact climatique de Potsdam (Allemagne) et de l’université arctique de Norvège affirment aujourd’hui y avoir trouvé la preuve que cette partie du Groenland est extrêmement proche de son point de non-retour. Cela signifie que la fonte de la calotte devrait s’accélérer progressivement et de manière inévitable, même si le réchauffement climatique était stoppé.

Les chercheurs ont analysé 140 ans de données de fonte et de hauteur des glaces. Des données qu’ils ont injectées dans des modèles pour produire des simulations. « Nous assistons peut-être au début d’une déstabilisation à grande échelle. Les signaux que nous observons restent régionaux. Mais c’est peut-être dû à la rareté des données dont nous disposons », expliquent les chercheurs.

La calotte du Groenland se maintient parce que la neige remplace la glace qui fond (image 1). Mais aux basses altitudes, la neige persiste moins et la glace fond plus (image 2). Les chercheurs montrent aujourd’hui que le centre ouest du Groenland approche dangereusement du point de non-retour en dessous duquel la fonte de la glace va irrémédiablement s’accélérer (image 3). Selon eux, la fonte de l’équivalent d’une élévation du niveau de la mer de un à deux mètres est d’ores et déjà inévitable. Même si cela devrait prendre un millénaire. © TiPES, HP
La calotte du Groenland se maintient parce que la neige remplace la glace qui fond (image 1). Mais aux basses altitudes, la neige persiste moins et la glace fond plus (image 2). Les chercheurs montrent aujourd’hui que le centre ouest du Groenland approche dangereusement du point de non-retour en dessous duquel la fonte de la glace va irrémédiablement s’accélérer (image 3). Selon eux, la fonte de l’équivalent d’une élévation du niveau de la mer de un à deux mètres est d’ores et déjà inévitable. Même si cela devrait prendre un millénaire. © TiPES, HP

Des conséquences pour l’ensemble de la planète

Ce que ces travaux mettent en lumière, c’est un mécanisme non linéaire de rétroaction positive. Pour comprendre, rappelons que pour se maintenir, la calotte glaciaire doit compenser ses pertes de glace par la fonte et le vêlage des glaciers par des chutes de neige. Or, la fonte est plus importante aux basses altitudes. À mesure que la surface de la calotte d’abaisse – en raison de la fonte des glaces –, elle est exposée à des températures moyennes plus élevées. Ce qui entraîne...

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