Une partie d’échecs à la Maison Blanche

Libération.fr

Trump avait fait du cap des cent jours un argument de campagne. Mais, son bilan est plutôt maigre. Soucieux de gonfler ses résultats, il présentait mercredi la réforme fiscale qu’il avait promise.

Il voulait en faire une période cruciale de sa présidence, sorte de premier étage d’une fusée Trump censée propulser l’Amérique au septième ciel. En octobre, peu avant l’élection, le milliardaire avait ainsi publié un plan en cent jours, baptisé «contrat avec l’électeur américain». Et puis peu à peu, face aux obstacles et aux échecs, face à la douloureuse réalité d’un bilan famélique à l’approche de ce fatidique 29 avril, le président américain a - comme souvent - fait machine arrière. Dans un tweet, Donald Trump a qualifié de «standard ridicule», le cap des cent jours. «C’est une barrière artificielle pas très significative», a-t-il ajouté dans une interview. Sur le fond, le républicain n’a pas tort. Le concept arbitraire des cent jours, popularisé en 1933 par Franklin D. Roosevelt, n’augure en rien du bilan d’un président. Le rapprochement chinois de Nixon, la guerre en Irak de Bush, le réforme de la santé d’Obama : aucun de ces moments clés, aujourd’hui associés à l’image de ces présidents, n’est survenu au début de leur mandat. Mais comme Donald Trump ne recule devant aucune contradiction, il s’efforce malgré tout de convaincre que ses cent premiers jours au pouvoir, aussi «ridicule» soit le concept, ont été extraordinaires.

Mardi, la Maison Blanche a ainsi publié un communiqué vantant en chiffres les «réalisations historiques» du magnat de l’immobilier : 30 décrets signés et 28 lois promulguées, plus que la plupart de ses prédécesseurs. «Donald Trump est un cas d’école en matière d’incohérence, déclare au New York Times l’historien spécialiste des présidents américains Robert Dallek. Il dit que ses cent jours ont été les meilleurs de tous les présidents, et la minute suivante, il dénonce l’idée d’évaluer un président sur une telle période.»

Inexpérimenté. Laissons de (...)

Lire la suite sur Liberation.fr

Après cent jours, les pro-Trump tentent de garder la foi
Le pire de Donald Trump dans le texte
En Syrie, l’attaque au gaz sarin bien «signée» par Al-Assad, selon Paris
Contre la pollution, des mangeurs de plastique
L'UE lance une procédure contre la Hongrie, Orbán vient se défendre

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages