Le Parti des travailleurs du Kurdistan accusé d'avoir tué treize Turcs retenus en Irak

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La Turquie a accusé dimanche 14 février le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) d’avoir tué treize de ses ressortissants, membres des forces de sécurité pour la plupart, qu'il retenait en captivité dans une grotte située dans le nord de l’Irak. Ces lourdes pertes interviennent dans le cadre d’une offensive de l’armée turque contre le PKK dans la région. Les corps ont tous été rapatriés en Turquie.

Avec notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer

Selon le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, les treize hommes retrouvés morts dans cette grotte du nord de l'Irak auraient été tués par les combattants kurdes qui les retenaient captifs depuis plusieurs années, depuis 2015 ou 2016 pour la plupart. Les victimes portaient des marques de balles tirées « à bout portant ». Douze auraient été atteintes à la tête.

Le ministre, qui dit notamment s’appuyer sur les témoignages de deux membres du PKK faits prisonniers par l’armée turque, affirme que ces treize personnes ont été tuées juste après le lancement, le 10 février, d’une offensive dans la région montagneuse de Gara, à une trentaine de kilomètres de la frontière turque.

Des membres du renseignement parmi les victimes ?

Parmi les victimes, des soldats et des policiers mais aussi, vraisemblablement, des membres des services de renseignement. La justice turque a ouvert une enquête contre deux députés du parti pro-kurde HDP qui avaient accusé l’armée de bavure, une version défendue par le PKK.

Plusieurs officiels turcs, dont le porte-parole du président Recep Tayyip Erdogan, ont pour leur part dénoncé le « silence » de leurs alliés occidentaux. Un message destiné, entre autres, aux États-Unis du président Joe Biden, qu’Ankara appelle à ne plus soutenir les combattants kurdes de Syrie, proches du PKK.

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